‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 138 sur 152 · NT PPT NUE TE · texte numérisé non relu

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ment, besoin irrésistible de courir, etc. ; dans les autres espèces, des manifestations du même genre, avec des modifications particulières des centres bulbaires, qui poussent les animaux à mordiller, à ronger, età saisir avec les dents tout ce qui se trouve à leur portée.

L'apomorphine amorphe, au contraire, quand on l'injecte à dose forte, dans une veine, produit des effets dépressifs nervins presque immédiats, avec tendance syncopale, insensibilité, résolution musculaire, collapsus profond, etc., qui la séparent nettement du sel cristalhsé. — Ces accidents s'observent chez le chien, comme chez les animaux des autres espèces, chat, chèvre, mouton, par exemple, que nous avons vu résister à la dépression nerveuse morphinique, même après injection dans une veine.

Quand l’apomorphine amorphe est injectée par la voie hypodermique, elle se comporte, généralement, comme le sel cristallisé, mais elle paraît encore plus rapidement déprimante et plus parésiante que lui.

XXI. — L'étude graphique des modifications de la tension artérielle, chez le chien, montre que les injections veineuses d’apomorphine cristallisée relèvent la courbe manométrique, ou du moins ne produisent pas d’hypotension, tandis que celles d’apomorphine amorphe la font tomber progressivement, ou très rapidement, à un niveau parfois très inférieur.

Il est d’ailleurs possible d’opposer ces actions contraires, les unes aux autres, et de les faire se combattre mutuellement, par des injections alternatives etsuccessives de chaque sel.

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