‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 140 sur 152 · LA · texte numérisé non relu

LA

| | “ * % Lé

Le

Les effets convulsivants que détermine l’apomorphine aux doses fortes, particulièrement l’apomorphine cristallisée, dépendent de l’action du poison sur les centres convulsifs du bulbe.

XXIV. — Un certain nombre d'expériences positves, ajoutées aux constatations de Bergmeister et Ludwig, de Stocquart, etc., démontrent que l'apomorphine possède des propriétés anesthésiques locales: mais, prafiquement, ces propriétés nous paraissent inutilhisables, car, par rapport aux médicaments actuellement employés dans l’anesthésie locale, l’apomorphine a plus d'inconvénients que d'avantages réels.

XXV.— Au point de vue des usages cliniques ,comme vomilif, expectorant ou modificateur nervin, le chlorhydrate d’apomorphine cristallisé nous ayant paru le plus constant, dans ses caractères physico-chimiques et physiologiques, c’est à lui qu'il y aurait lieu de donner la préférence, pour l’administration aux malades.

XXVI. — Les vomissements apomorphiniques peuvent très bien être obtenus par injection rectale, et1l n’est pas nécessaire, comme le prétend Dabadie, d’atteindre pour cela, chez le chien, les doses élevées de 15 centigrammes; 2 centigrammes suffisent ; mais nous reconnaissons qu'après injection dans le rectum, les vomissements provoqués sont moins abondants et moins prolongés que ceux qui suivent l'administration

ue 692 = hypodermique. — Enfin, autre particularité dont on pourrait peut-être tirer profit en pratique, 1l esttrès rare, après l'introduction d'une dose vomitive d’apomorphine dans le rectum, d'observer les effets généraux de ce médicament ; aussi nous semble-t-il que, pour l'administration à l’homme, il y aurait peut-être grand avantage à choisir cette voie, en se servant de la canule

de Condamin, par exemple.

XXVII. — Le vieillissement des solutions d’apomorphine, auquelon a ajouté une grande importance, en raison surtout des changements de couleur qui le caractérisent, ne modifie pas les propriétés pharmacodynamiques de chaque sel, eta seulement pour conséquence de diminuer leur activité et leur toxicité. C’est donc à tort qué l’on a prétendu que les solutions anciennes d’apomorphine pouvaient être dangereuses el agoraver les accidents attribués à ce médicament.

NX VIT. — Contrairement à l'opinion trop optimiste de Bourgeois, les sels d’apomorphine sont beaucoup plus toxiques que la morphine. Chez le chien, par exemple, le chlorhydrate cristallisé est quatre fois plus toxique que la morphine; chez le lapin, il l’est neuf fois plus. En outre, comparés l’un à l’autre, chez le chien et chez le lapin, le chlorhydrate d’apomorphine cristallisé est moins toxique, chez le chien, que le chlorhydrate amorphe, tandis que c’est l'inverse chez le lapin.

Page 1