‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 141 sur 152 · FRET NT · texte numérisé non relu

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comme vomitf, l’'apomorphine n’est pas un agent aussi anodin qu'on l’a prétendu souvent ; car, à part les accidents de collapsus signalés déjà, son action vomitive est généralement précédée, accompagnée et suivie de troubles cardio-vasculaires et respiratoires importants, qui diffèrent de ceux du vomissement réflexe et s’accompagnent, notamment, d'influences déprimantes plus importantes et pouvant être plus redoutables aussi. — Voilà pourquoi nous nous demandons si, comme vomitif, l’apomorphine peut être jamais appelée à un avenir brillant en thérapeutique.

MORPHINE ET APOMORPHINE

XXX.— L'action vomitive de l’apomorphine n’est que l’exagération d’une propriété que possède la morphine elle-même et que nous lui avons vu manifester, avec une fréquence inégale chez les animaux. 60 pour 100 des chiens morphinisés vomissent, tandis que le chiffre est moins élevé chez le chat: 37 pour 100.

XXXI.— L'apomorphine produit la nausée, le vomissement ou la régurgitation chez le chien, le chat, la poule, le pigeon et le moineau, mais elle ne paraît pas avoir la moindre action nauséeuse apparente, chez le cheval, l’âne, le mulet, le bœuf, le porc, la chèvre, le mouton, le lapin, le cobaye, le rat, le hérisson et le

canard.

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