‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 27 sur 152 · ONE RS · texte numérisé non relu

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poison bon à toutes les besognes. En effet, chose assez étrange, la même dose, tantôt faible tantôt forte, donne aux uns des convulsions et même du tétanos, tandis qu'elle plonge les autres d'emblée dans le collapsus.

Malgré cela, il est possible d'isoler, dans toutes ces observations, deux sortes de phénomènes bien disüncts : 1° des phénomènes d'excitation : agitation, frayeur, spasmes, trismus, convulsions ; mouvements forcés, en cercle, en manège ; vertige, hyperesthésie ; 2° des phénomènes de dépression : somnolence, apathie, abattements, lipothymies, état syncopal, collapsus, hypothermie, affaiblissement, paralysies musculaires ; affablissement et arrêt respiratoire; affablissement cardiaque.

Maus 1l est évident aussi que les auteurs sont encore divisés relativement aux combinaisons symptomatiques de tous ces phénomènes, à l’ordre de leur succession, à leur existence même; les uns ne s’arrêtant qu'aux phénomènes d’excitation; les autres insistant à peu près exclusivement sur les symptômes de dépression.

Cependant il en est qui, ayant plus spécialement expérimenté et étudié l'apomorphine sur les animaux à des doses variables, admettent que l'excitation commence et que la dépression lui succède.

Nous verrons plus loin comment il faut comprendre cette succession et dans quels cas la dépression primitive est vraiment possible ; mais avant cela 1l ne sera pas inutile de rappeler quelles explications et quelles interprétations ont été données déjà, pour justifier les principaux accidents généraux dont nous avons parlé.

Laine 6

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