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Fig. 5. — Au moment d'une injection veineuse de 20 cenligrammes d'apomorphine cristallisée : M, pression carotidienne : — P, sphygmographe ; — R, respiralion ; — $S, secondes (o pour la pression), — La flèche indique le moment de l'injection,
(Réduct, 1/3.)
la pression, maintenue à un niveau supérieur tombe, brusquement, pendant que le cœur se ralentit et se renforce, c'est ce que l'on voit en à sur le tracé 6. La respiration est plus accélérée qu'à l’état normal et un peu plus superficielle peut-être.
L'impulsion cardiaque ne conserve pas la même énergie pen-
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dant toute la durée de 1 expérience, mais elle a cependant plus d'énergie qu'à l'état normal: la pression est restée à un niveau élevé et s'y est fort bien maintenue,
Trente minutes après l'injection on prend le fragment de tracé
Fig. 6, — Suite du tracé précédent, à 15 secondes d'intervalle. (Réduct. 1/3.)
de la figure 7, où l'on peut se rendre compte de la persistance de l'hypertension artérielle produite par le chlorhydrate cristallisé dans ce cas-là.
En dehors de ces constatations nous avons noté un peu d'hypersécrétion salivaire et un effort de vomissement dont il sera question plus loin ; dix minutes après l'injection, l'animal a de l'hyperexcitabilité manifeste, mais il ne s’agite pas trop. A la fin
de l'expérience, lorsqu'on le met à terre, il ne semble pas trop
excitable et reste assez tranquille. Quelques tendances aux mouvements en cercle.
Des vomissements surviennent une heure environ après la fin de l'expérience, vomissements qui semblent assez pénibles et se répètent quatre fois, avec expulsion de matières bilhieuses abondantes.
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Fig. 7. — Trente minutes après l'injection veineuse de 20 centigrammes d’apomorphine cristallisée. (Réduct 1/3.)
EXPÉRIENCE XXVI (11 mai 1892).
Chien pesant 14 kilogr. 500, dont on inserit la respiration, la pression carotidienne et le pouls
Les courbes normales sont imparfailes, mais cependant assez démonstratives : le tracé preumographique est tremblé et le pouls à peine perceptible, à cause d’un défaut de sensibilité du doigt de gant.
Au point indiqué par une flèche sur le tracé 8, on injecte 8
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centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. Cette dose modérée produit une baisse immédiate mais légère de la pression, suivie presque aussitôt d’un relèvement de la courbe. Pendant ce temps la respiration s'accélère en prenant plus d'amplitude et les pulsations cardiaques sé renforcent un peut.
Trois minutes après environ, tandis que la respiration devient de plus en plus petite, on note des oscillations de la courbe
Fig. 9.— Dix minutes après la première injection, au moment où on renouvelle la dose de 8 centigrammes. (Réduct. 1/4.)
manométrique et une tendance dominante à l'hypotension ; cette tendance s'accuse de plus en plus, de telle façon que, dix minutes après, on inscrit le tracé 9 où la courbe de pression est manifestement inférieure ; on en profite pour faire une deuxième injection de 8 centigrammes qui, sans modifier le rythme respiratoire, relève rapidement la courbe manométrique et renforce les impulsions cardiaques.
On continue les injections jusqu'à la dose totale de 48 centigrammes, ce qui a pour résultat d’accuser l'hypertension, mais exagère aussi considérablement l’excitabilité et l'agitation du sujet.
Sur la figure 10, on voit le niveau élevé qu'occupe la courbe manométrique et, sur le tracé pneumographique, l'état de surexcitation du sujet par les irrégularités du tracé. En S le chien a même une violente secousse qui est comme l'avantcoureur des accès qui vont suivre.
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Fig. 10, — On a injecté 40 centigrammes d’apomorphine cristallisée dans la veine. — L'état convulsif s'annonce par l'accident, (Réduct, 1/4.)
En effet, peu d'instants après l'injection de 48 centigrammes, l'animal prend brusquement des crises violentes épileptiformes, en tous points semblables à celles que nous avons décrites plus haut et qui se succèdent à des intervalles assez régulièrement espacés,
Le tracé 11 a été découpé au moment d’un accès.
Après ces grandes crises, l'animal est resté très excitable et la pression s’est maintenue au-dessus du niveau normal.
Après avoir été libéré des appareils, le chien mis à terre a eu
des vomissements et s'est mis à tourner en grand cercle à gauche, Le lendemain, il était parfaitement rétabli.
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Fig. 11. — Accès et crises épileptiformes, après une injection veineuse de 48 centigrammes de chlorhydrate d’apomorphine cristallisé. (Réduct. 1/4.)
EXPÉRIENCE XXVII (13 décembre 1892).
Chien pesant 18 kilogrammes, très vigoureux, dont on inscrit la respiration, le pouls et la pression carotidienne. Nous nous Ÿ proposons d'étudier les effets des doses faibles de chlorhydrate d’apomorphine eristallisé, en injection veineuse. ) J Le tracé normal étant pris, nous injectons, dans la jugulaire,
5 milligrammes de chlorhydrate d’apomorphine cristallisé de Merck,
Après une légère chute dela courbe manométrique de 166 mil: limètres à 92 millimètres, elle monte brusquement à 262 millimètres, en même temps que les pulsations cardiaques se renforcent considérablement, sans se modifier dans leur rythme. Mais ceci n'est que passager ; moins d'une demi-minute après, la courbe retombe et la pression se maintient, sans grandes oscillations, autour de son niveau normal.
Pas de vomissements, mais, après quelques minutes, on assiste à une baisse progressive du tracé de pression qu'accompagne un affaiblissement des pulsations cardiaques qui en même temps s'accélèrent notablement. Ce que voyant, je renouvelle la médicamentation et j'injecte 1 centigramme de chlorhydrate dans la jugulaire.
Nouvelle élévation brusque de la pression à 208 millimètres, avec renforcement et ralentissement du cœur.
Après vingt secondes, la courbe manométrique retombe pour se maintenir à 172 millimètres, tandis que l’on compte go pulsations cardiaques au lieu de 168.
Cet état d'hypertension est troublé par une phase nauséeuse et des vomissements, après lesquels cependant la pression remonte.
Quelques instants après, voyant qu'elle a des tendances à retomber encore et le cœur faiblissant aussi, nous injectons 2 centigrammes, toujours dans la veine, Même résultat qu'auparavant, moins accusé cependant, car les pulsations cardiaques ne reprennent pas leur énergie première, pas même après une autre injection de 6 centigrammes qui ramène la courbe manométrique à 168 millimètres.
On poursuit l'expérience assez longtemps, afin d'avoir la suite des modifications et les modifications éloignées, mais 1 h. 45 après le début rien n'a changé, l'animal a reçu 22 centigrammes au total, le tracé de pression s'est maintenu élevé, entre 168 et 174 millimètres, et n’a aucune tendance à la chute.
Le sujet qui a salivé abondamment est assez calme, mais il est certainement plus excitable que normalement.
Cette expérience dont nous n'avons pas cru devoir reproduire
les tracés, est intéressante parce qu'elle démontre que si les effets immédiats de l’apomorphine cristallisée poussent à l'hypertension et aux modifications du jeu du cœur, ces elfets s'obtiennent aussi bien avec les faibles doses qu'avec les doses fortes ; cependant, avec les doses faibles, ils sont plus fugaces et sont suivis, au bout de quelques instants, de phénomènes contraires que l'on peut combattre d’ailleurs par des doses répétées du médicament.
Mais, quand ces doses sont assez fortés, on peut constater qu'il n'ya pas la moindre tendance à l’hypotension.
Cette expérience prouve encore que les effets primiüfs décrits plus hauts, et obtenus d'emblée avec des doses assez élevées, ne sont pas la conséquence immédiate de ces doses. SET
EXPÉRIENCE XXVII (9 février 1897).
Chien de chasse, pesant 11 kilogrammes, fort et vigoureux. L'animal fixé sur la table est mis en relation par sa carotide, avec le manométrographe et le sphygmographe ; on enregistre également la respiration au moyen de notre pneumographe direct.
La première partie du tracé 2 donne l’état normal des fonc tions.
On injecte dans la Jugulaire 20 centigrammes de cAlorhydrate d’apomorphine amorphe (Merck),
Six secondes après se montrent les troubles respiratoires que nous avons décrits déjà, accélération des mouvements qu'accompagne une élévation assez rapide de la pression. Il semblerait que cette élévation de la pression soit liée aux modifications respiratoires, car presque subitement, les mouvements des côtes s’arrêlant, le tracé manométrique tombe,
Fig. 12. — Au moment d'une injection veineuse de 20 cenligrammes de chlorhydrate d’apomorphine amorphe : M, pression; P, sphygmographe; R, respiration; S, secondes (o pour la pression). — L’injection est faite au point indiqué par une flèche. En d, la respiration s'arrête. (Réduct, 1/4.)
Fig. 13, — Suite immédiate et sans interruption du tracé précédent. (Réduct. 1/4.)
Cette syncope respiratoire, que nous n'avons jamais obtenue avec le chlorhydrate cristallisé, persiste pendant soixante-cinq secondes, car nous ne cherchons pas’a la combattre.
Elleest interrompue ensuite par l’apparition de mouvements d'inspiration qui se groupent par trois ou quatre, disparaissent pendant dix-sept à vingt secondes, pour reprendre dans les mêmes conditions, disparaître encore, reprendre, etc., et cela pendant l’espace de neuf minutes.
Cette modification fonctionnelle est représentée sur la courbe pneumographique des tracés 13, 14 et 15, qui se suivent à des intervalles différents ; le tracé 13 étant, sans aucune inter-. ruption, la continuation du tracé 12.
Cette influence de l’apomorphine amorphe sur les mouvements respiratoires me paraît fort remarquable et nous aurons à l’interpréter plus loin.
Mais, sur nos tracés, on voit encore les troubles subis par la pression et le pouls.
Déjà sur le tracé 12, on voit qu'aussitôt après l'élévation de la courbe manométrique commence un mouvement de chute, coïncidant avec le renforcement des pulsations cardiaques qui, en même temps aussi, se ralentissent.
Sur le tracé 13 ces effets s'’accusent ; on voit que la pression descend de plus en plus et que, dans le ralentissement du cœur, il y a des irrégularités périodiques, surtout très netles en a.
Tant que le cœur conserve ses impulsions fortes, il modère la chute de la tension artérielle, mais sur le tracé 14, après trois minutes, on saisit la courbe en pleine phase de descente.
Au bout de six minutes elle n’estplus qu'à 88 millimètres et les pulsations sphygmographiques ont perdu la totalité de leur énergie première. C’est ce que l’on voit bien sur la figure 15.
L'indépendance entre ces phénomènes et la respiration est parfaite, puisque, pendant tout ce temps, le tracé pneumographique n’a pas varié. :
On n’a pas fait d'injection complémentaire et, malgré cela, la tension artérielle a conservé son niveau inférieur.
Vingt minutes après le début de l’expérience elle est encoré
à 89 millimètres ; les mouvements respiratoires ont repris
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leur succession régulière, mais ils sont lents et superficiels,
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A côté de ce que nos appareils inscrivaient, nous avons noté 2 . ST . « , , = LE que, depuis l'administration de l'alcaloïde, 1 animal, qui a eu des
borborygmes et des défécations, est plongé dans une immobilité
Fig. 15, — Six minutes après l'injection veineuse d'apomorphine amorphe.— Persistance des troubles respiratoires, (Réduct. 1/4.)
Fig. 16. — Vingt minutes après l'injection veineuse d'apomorphine
amorphe. — Les mouvements respiratoires sont superficiels, la pression m est basse et le cœur accéléré. (Réduct. 1/4.)
parfaite ; il paraît dormir profondément et ne réagit plus aux contacts douloureux.
À la fin de l'expérience, on le met à terre il reste étendu sans énergie et sans force et ne montre un peu d’agitation que long-
temps apres. Cependant, bien que la dose ne soit pas excessive,
il meurt dans la nuit suivante, mais il n'a pas eu le moindre vomissement, même lointain,
La seule chose que nous ayons vue à l'autopsie est une entérite légère, mais pas d’autres lésions.
EXPÉRIENCE XXIX (20 septembre 1892).
Chien, race commune, pesant 11 kilogrammes, dont on inscrit le tracé thoracique, la pression carotidienne et les pulsations sphygmographiques. l
Après obtention d'un tracé normal, sur lequel on peut remarquer que la tension artérielle est naturellement peu élevée, on injecte 8 centigrammes d'apomorphine amorphe dans la jugulaire, Presque immédiatement la respiration s'accélère et prend une grande amplitude, tandis que, brusquement, la courbe manométrique s'élève.
Cette ascension n'est que de courte durée, car alors même que les mouvements respiratoires subissent la même influence accélératrice, elle prend une direction inverse et retombe rapidement, En quatorze secondes elle est descendue à 96 millimètres et continue sa chute jusqu'à 44 millimètres, niveau inférieur qu'elle conserve environ cinquante secondes pendant que la respiration se suspend momentanément, sans que l'on arrive cependant à une syncope aussi complète que celle que nous avons vue dans la précédente expérience.
Les tracés 17 et 18 justifient la description que nous venons de donner.
Presque instantanément, le sujet s'est trouvé plongé dans un collapsus complet avec insensibilité et résolution musculaire.
Le tracé 19 donne l'état des fonctions que nous étudions, cinq minutes après la production des premiers accidents que nous venons de décrire et, à partir de ce moment, toutes les cinq minutes on fait une injection de 8 centigrammes jusqu'à ce qu'on ait atteint la dose totale de 32 centigrammes.
Le niveau manométrique ne s’est pas relevé ; ce n’est que trois
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