‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 33 sur 152 · AA DES NE 2 ES ON RP AN ER NE PTE · texte numérisé non relu

AA DES NE 2 ES ON RP AN ER NE PTE

Fig, 18. — Suite du précédent. — La courbe de pression m est encore en voie de descente et la respiration R est suspendue. (Réduct. 1/4.)

Fig. 19, — Cinq minutes après les accidents précédents : P,'sphygmographe ; — m, pression ; — R, respiration. (Réduct. 1/4.)

Fig. 20. — Trois minutes après une dernière injection veineuse d'apomorphine amorphe, portant la dose totale à 32 centigrammes — L'accident le plus

inférieur de la courbe R correspond à un vomissement préagonique.

minutes après la dernière injection que la courbearepris unemarche ascendante, dont le début a coïncidé avec un violent effort expiratoire suivi de neuf soulèévements thoraciques énergiques, qui ont précédé un arrêt définitif de la respiration. Pendant cette phase préagonique et surtout après l'arrêt de la respiration, les pulsations cardiaques ont repris un peu d’éner-

Fig. 21,— Au moment de la mort'du sujet, après injection veineuse d'apomorphine amorphe. (Réduct. 1/4.)

gie ; un effort suprême des vaso-constricteurs a relevé la pression qui est retombée définitivement au moment de la mort. Cette expérience, est intéressante, car elle nous a permis de suivre avec la plus grande facilité les perturbations cardio-vasculaires et respiratoires qui accompagnent l'introduction des

doses mortelles d'apomorphine amorphe dans une veine, EXPÉRIENCE XXX (21 décembre 1892).

À un chien de 24 kilogrammes dont on inscrivait, comme cidevant, la respiration, la tension artérielle et le pouls, on injecte,

cran À +7 Non dans la jugulaire, 5 milligrammes de chlorhydrate d'apomorphine amorphe.

Cette première injection produit un état de malaise général, pendant lequel la pression tombe de 169 à 104 millimètres, tandis que le pouls s'accélère, 276 pulsations au lieu de 132, ainsi que la respiration. Ces modifications doivent tenir à un état nauséeux, car presque aussitôt surviennent des vomissements,

Après ces premiers troubles, la pression artérielle remonte progressivement jusqu'à 172 millimètres et le cœur très ralenti n’a plus que 84 pulsations.

Une deuxième injection de 4 centigrammes imprime de nouveau à la courbe une tendance à la chute qu'exagèrent d'autres injections qui permettent d'arriver au total de 14 centigrammes. La pression carotidienne arrive alors à un niveau inférieur de 84 millimètres qu’elle conserve jusqu’à la fin de l’expérience, sait trente-cinq minutes après.

Pendant tout ce temps, l'animal est resté très calme et, mis à terre, il a simplement présenté quelques mouvements de manège et une grande faiblesse du train postérieur.

Cette expérience démontre fort bien que l’apomorphine amorphe, dont l’action dépressive sur la pression artérielle n’est pas douteuse ne détermine cette action que si la dose injectée est suffisante.

IV. COMPARAISON DES DEUX SELS D’APOMORPHINE BASÉE SUR LES RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX PRÉCÉDENTS

Si, nous basant sur les résultats expérimentaux que nous venons de décrire, nous résumons les propriétés de l’apomorphine cristallisée et de l’apomorphine amorphe, en les comparant pour mieux faire ressortir les différences, nous voyons que, dans les conditions où

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