‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 35 sur 152 · AA ES · texte numérisé non relu

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sorle que, an bout de cinq minutes, on peut détacher le frag-

g Six minutes après les premiers accidents de l'injection d’apomorphine amorphe, au

moment où 1 on pratique une injection veineuse de 18 centigrammes d’apomorphine cristallisée. (Réduct, 1/3.)

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Fig. 26. — Cinq minutes après l'injection d’apomorpuine cristallisée, qui a relevé la pression et le cœur et combattu les effets du sel

amorphe. (Réduct. 1/3.)

ment de tracé de la figure 26. Le chien, libéré et mis a terre, est

très agité, il tourne constamment en manège.

Cette expérience confirmative des résultats précé-

dents, relativement à l'influence des. chlorhydrates d’apomorphine sur la pression artérielle, démontre aussi que ces influences contraires sont véritablement

‘antagonistes l’une de l’autre.

EXPÉRIENCE XXXIV (27 février 1897).

Chienne de 14 kilogrammes, On inscrit la respiration, la pression et le tracé sphygmographique et, avant toute médicamentation, on ébtient des courbes normales qui indiquent: 183 millimètres de pression ; 126 pulsations et 18 mouvements respiratoires à la minute,

Dans la jugulaire on injecte 20 centigrammes de chlorhydrate d’apomorphine amorphe (Merck).

- Huit secondes sont à peine écoulées que l'animal, après cinq soulèvements thoraciques amples et rapides a une syncope réspiratoire complète.

Soudainement la pression monte à 318 millimètres, mais retombe presque aussitôt à 204 millimètres où elle se maintient une dizaine de secondes pour prendre une marche descendante régulière et rapide.

Au début, les pulsations cardiaques sont ralenties et très renforcées, leur hauteur est triplée, mais cette modification suit la marche de la courbe de pression, de telle sorte que, trois minu-

tes après l'injection, on peut recueillir le fragment de tracé de ‘la figure 27. *

On voit à l'examen des trois courbes que la pression est très basse et ne dépasse pas 86 millimètres; le pouls est petit et accéléré ; les mouvements respiratoires sont réguliers mais superficiels. Le chien est complètement immobile et sa sensibilité est très émoussée,

A ce moment, on injecte, toujours dans la veine, 20 centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé (Merck).

Lentement et très progressivement, on voit la courbe mano-

Fig. 27. — Trois minutes après une injection veineuse de 20 centigrammes de chlor- Le) 4 J Le) hydrate d’apomorphine amorphe: m, pression; — P, sphygmographe; — R, respiration ; — S, secondes (a pour la pression), (Réduct. 1/4.)

Fig. 28. — Relèvement de la pression et des pulsations par une injection veineuse de 20 centigrammes de chlorhydrate cristallisé : en àa,a,a, on a arrêté le déroulement du papier pendant quelques instants, pour per-

mettre la comparaison, (Réduct, 1/4.)

ro tse

métrique se relever, le pouls prendre plus de force et la respiration s’accélèrer un peu.

Le tracé 28 est pris au moment où ces phénomènes se produi-

sent : la différence avec le tracé 27 est notable ; en àa,a,a, on arrête

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Fig. 29. — Deux minutes après l'injection veineuse de 20 centigrammes de chlorhydrate d’apomorphine cristallisé. Pendant la première partie jusqu’en b, b, b, l'animal a des secousses convulsives ; — b,b,b, arrêt de 15 minutes après lequel, l'animal s’étant calmé, on inscrit la 2° partie du tracé. (Réduct. 1/4.)

un moment le déroulement du papier, pour avoir l’une à côté de l'autre des courbes prises à des instants différents, après un intervalle pendant lequel le mouvement ascensionnel s’est accusé.

Mais sous l'influence de cette injection excitante, la chienne

paraît se réveiller, elle s'agite et se défend un peu, et, deux

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minutes après, on voit apparaitre des secousses convulsives qui Ê] Q . » js . ,

n'aboutissent pas cependant à une crise épileptiforme parfaite. La respiration est irrégulière, accélérée, modifiée par 10-

ë : : par les vio lentes secousses musculaires (tracé 29 en partie); le cœur est très accéléré et la pression de 86 millimètres est montée à 230 millimètres.

lout cela se voit très bien sur toute la partie gauche du tracé 28, jusqu'en b,b,b, où l'on arrête le déroulement dela feuille de papier, pour attendre la fin de cette phase convulsive,

On remet en mouvement, quinze minutes après, et on. inscrit le tracé qui est à droite de la ligne b,b, tracé qui démontre que la dernière dose de chlorhydrate d'apomorphine ‘cristallisé à non seulement combattu l'hypotension énorme produite par le sel amorphe, mais déterminé une hypertension qui se maintient jusqu'à la fin de l'expérience.

La bête, mise à terre, est très excitée, effarouchée, agitée; elle montre, en un mot, toutes les manifestations de l'apomorphine cristallisée.

EXPÉRIENCE XXXV (27 février 1897).

Chien griffon, pesant 15 kilogrammes, dont on inscrit, comme

précédemment, respiration, pouls, pression. On se propose, en

‘employant des doses modérées de médicament de mettre les deux sels en opposition deux fois de suite.

On inscrit d'abord le tracé normal A (fig. 30), qu'ilest utile de reproduire ici, puisque nous ne représenterons pas les phases intermédiaires, et, après avoir obtenu ainsi l'état des fonctions à modifier, on fait uné première injection veineuse de 10 centigrammes de chlorhydrate d’apomorphine cristallisé,

Après une légère chute de la courbe manométrique, celle-ci remonte, en même temps que la respiration s'accélere.

Cinq minutes après, on détache le fragment B (fig. 30), où

l'hypertension produite est manifeste.

On injecte alors 10 centigrammes de chlorhydrate d’apomor-

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