‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 37 sur 152 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DÉTERMINATION DE L'ÉOUIVALENT TOXIQUE EXPÉRIMENTAL DES SELS D'APOMORPHINE ET DE LA MORPHINE

Engagés dans notre étude comparalive de l'apomorphine cristallisée et de l’apomorphine amorphe, au cours de laquelle nous avons pu faire ample connaissance avec les propriétés pharmacodynamiques de ces deux agents, nous avons recherché un autre terme de comparaison dans la détermination de leur équivalent toxique expérimental.

En effet, les expériences précédentes, bien que poursuivies dans des conditions variées et faites avec des doses variables aussi, ne permettent pas de conclure, même approximativement, relativement à la toxicité de chaque agent. Nous avons done cru bon de faire une série d’essais spéciaux, dans les condilions habituellement employées, pour la fixation de l'équivalent toxique expérimental des liquides ou substances solubles dans l’eau.

Jusqu'à présent nous n’avons parlé que du chien et nous ne nous sommes pas occupé encore de l’action de l’apomorphine chez les autres animaux ; mais cela ne nous a pas paru être un motif suffisant pour ne rendre

see comple ici que des déterminations de toxicité faites chez des chiens.

Le lapin étant l'animal que l’on met le plus souvent à contribution dans les laboratoires, pour les déterminations de toxicité, nous nous sommes adressé à lui et parlerons d’abord des résultats qu'il nous a donnés. De même, pour n'avoir pas à y revenir el prévoyant l'utilité prochaine d’une semblable comparaison, nous avons établi, dans les mêmes conditions, le degré de toxicité de la morphine.

Le procédé et le manuel opératoire que nous avons adoptés sont absolument ceux que nous avons décrits déjà, à propos des recherches que nous avons faites sur la toxicité des urines des différents animaux.

Nous rappelerons simplement qu'ils consistent à injecter le produit, lentement, au moyen d’une burette de Mohr, pourvue d’un tube souple terminé par une aiguille piquante qu'on introduit dans le caoutchouc d’une sorte de compte-gouttes, préalablement rempli de liquide, et fixé à demeure dans la veine jugulaire du lapin ou la sous-maxillaire du chien.

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