‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 43 sur 152 · ÉQUIVALENT TOXIQUE DU MÉLANGE A PARTIES ÉGALES DES DEUX :APOMORPHINES · texte numérisé non relu

ÉQUIVALENT TOXIQUE DU MÉLANGE A PARTIES ÉGALES DES DEUX :APOMORPHINES

EXPÉRIENCE XLVI (10 avril 1897).

Dans la veine d’un lapin de 1 kg. 970, on injecte, suivant notre méthode habituelle, un mélange à parties égales de deux solutions à 2 pour 100 de chaque apomorphine.

Le sujet est assez calme pendant toute la durée de l'injection ; ce n’est que vers la fin qu'il s’agite un peu et il meurt dans un spasme, après le 12° centimètre cube, soit 24 centigrammes du mélange. L'équivalent toxique, par kilogramme, est de 122 mil-

ligrammes, 61 milligrammes de chaque sel.

EXPÉRIENCE XLVII (29 mai 1897).

A. Lapin, pesant 2 kg, 400 ; injection du mélange à parties égales des deux sels d'apomorphine, mêmes manifestations et mort après introduction de 26 centigrammes du mélange, soil 108 milligrammes par kilogramme, — 54 milligrammes de chaque sel.

B. Lapin, pesant 2 kg. 505, tué par 31 centigrammes du mélange à parties égales des deux apomorphines.

Coefficient toxique : 123 milligrammes par kilogramme : soit 61 milligrammes de chaque sel.

Nous avons vu un autre animal résister davantage à ces injections ; mais c'est un fait assez exceptionnel. Nous le reproduisons ici cependant,

EXPÉRIENCE XLVIII (10 mars 1897).

Dans les mêmes conditions que précédemment, on injecte tres lentement, dans la veine d'un lapin, un mélange à parties égales de deux solutions à 2 pour 100, d’apomorphine cristallisée et d’apomorphine amorphe. Contrairement à ce que nous avions observé avec chaque sel isolé, les premiers centimètres cubes introduits n'ont rien produit; pas d’agitation, pas de mouvements de défense ; ce n’est qu'après avoir reçu 5 à 6 centimètres cubes que l’animal a présenté un peu d'’excitation, surtout d’hyperexcitabilité.

Cette excitation est allée en s'exagérant progressivement, l’animal s’est débattu constamment ; il mâchonnait, sortait la langue hors de la bouche, comme s'il cherchait à lécher les objets environnants ; il salivait abondamment et, de plus, les

larmes étaient aussi sécrétées en plus grande quantité.

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