‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 45 sur 152 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

INFLUENCE QUI PEUVENT MODIFIER LES EFFETS DES SELS D'APOMORPHINE CHEZ LE CHIEN

Dans l'étude de ces influences modificatrices des actions des sels d’apomorphine, nous nous occuperons des effets précédents, des effets que nous avons décrits plus haut et que nous avons obtenus en nous servant surtout de produits, autant que possible, de même provenance et d’origine bien connue.

Avec ces produits, injectés dans la veine du chien, nous avons déterminé des modifications fonctionnelles à peu près constantes, dont nous avons donné la description, aussi fidèle que possible, afin qu’elle puisse nous servir de terme de comparaison pour tout ce qui nous reste à faire connaître.

En effet, si, d’une façon générale, les mamifestations des différents sels d’apomorphine ont des liens de parenté qui permettent toujours de les reconnaître, nous avons déjà signalé, entre les sels cristallisés et les sels amorphes, une différence capitale, que nous avons mise au premier plan et sur laquelle nous nous sommes assez longuement expliqué.

Mais ce n’est pas tout, car, jusqu'à présent, nous n'avons parlé que d’injections veineuses, laissant inten-

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tionnellement de côté toutes les expériences que nous avons faites avec introduction du médicament par une autre voie. Il y a là cependant, on va le voir, une cause considérable de variabilité que nous aurons à étudier. Nous y joindrons aussi les autres influences qui nous ont paru devoir aboutir au même résultat, de telle sorte que, dans ce chapitre, se trouveront des faits nombreux que nous envisagerons loujours et exclusivement en faisant abstraction des propriétés vomitives : de l’'apomorphine.

Les modifications fonctionnelles que nous avons produites avec les sels d’apomorphine cristallisés et les sels amorphes ; la variabilité de ces modifications suivant des causes et des circonstances aussi nombreuses que différentes, pourraient servir d'exemple à un chapitre entier de thérapeutique générale. Nous ne pouvons nous dispenser d’en faire la remarque, pour justifier les développements théoriques dans lesquels nous allons èlre entrainés, par les résultats expérimentaux que nous avons amassés.

Nous allons voir successivement unesérie d’influences qui font varier ou sont capables de faire varier notablement les effets du chlorhydrate d'apomorphine cris- (allisé et du chlorhydrate d’apomorphine amorphe.

Ces influences, nous les {rouverons :

1° Dans la qualité des produits ;

2° Dans la voie d'introduction, le mode d’administration et les doses administrées ;

3° Du côté de l'animal médicamenté ;

4 Dans certaines conditions ou influences exté-

rieures, pouvant modifier la réceptivité des sujets.

Nous répétons que, dans tout ce qui va suivre, il ne s'agit encore que des animaux de l'espèce canine.

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