‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 48 sur 152 · IV. INFLUENCE DU MODE D'ADMINISTRATION ET DES DOSES · texte numérisé non relu

IV. INFLUENCE DU MODE D'ADMINISTRATION ET DES DOSES

Nous avons dit et démontré combien la voie d’introduction du sel d’apomorphine a d'importance dans la nalure des manifestations produites. Pour l’apomorphine amorphe, le fait est des plus évidents; nous avons vu que l'injection dans une veine est le procédé de choix pour différencier ce sel de son homologue cristallisé.

Le mode d'administration et les doses doivent aussi être pris en considération.

Ainsi il est certain que l'introduction veineuse, rapide et totale, de la dose de chlorhydrate amorphe nécessaire à produire la narcose ci-devant décrite est le seul

et unique moyen de ne jamais voir manquer ces manifestations et de les voir se dérouler avec tous les caractères que nous connaissons.

Au contraire, il arrive souvent, et nous l’avons observé, que le fractionnement des doses ét leur injection lente et espacée, dans la veine, n’aboutissent qu'à la production de manifestations excitantes, analogues à celles de l’apomorphine cristallisée ou à celles que l'apomorphine amorphe produit elle-même, quand on l’injecte sous la peau.

Ceci revient absolument à ce que nous disions plus haut, à propos de la voie d'introduction ; l'influence du mode d'administration et des doses dépend des mêmes causes et a les mêmes raisons.

Il suffit de répéter, par exemple, que, pour bien voir les effets narcotiques et sédatifs primitifs du chlorhydrate d’apomorphine amorphe, il importe essentiellement que ce médicament pénètre dans l'organisme rapidement, brusquement et arrive en masse au contact des éléments nerveux qu'il doit impressionner; on comprend de suite que, si des conditions contraires sont réalisées par un mode d'administration spécial, une trop grande dilution, ou une insuffisance de dose, le même médicament manifestera où pourra manifester des actions différentes.

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