II. L'APOMORPHINE CHEZ LE BOEUF
Nous n'avons pas eu l’occasion d'étudier assez souvent les effets de l’apomorphine chez le bœuf, pour apporter des documents personnels bien nombreux.Cependant, les deux seules expériences que nous possédons nous ont appris que le sel amorphe et le sel cristallisé doivent, injectés sous la peau, se comporter de la même manière, et produire surtout de la stimulation.
Comme chez le cheval, nous avons noté, avec les mêmes caractères, le lèchement, les mouvements de diduction, le besoin de manger et de mordre; l'hypersalivation est plus accusée que chez le cheval; la tendance au mouvement et, quand les doses sont fortes, les troubles moteurs, la raideur articulaire, les tremble-
— 230 — ments musculaires, l’affablissement,. l’effarement et l'hyperexcitabilité ne font pas défaut.
Feser, qui a fait des essais plus nombreux, prétend aussi que les bovidés se comportent comme les autres animaux à l'égard ‘de l’'apomorphine : il signale : l'inquiétude, l'anxiété, l'agitation, les mouvements désordonnés, l’hypersécrétion salivaire,les mâchonn ments, cle., il dit avoir vu des vomissements une fois, mais contrairement à lui, Frohner déclare que l’apomorphine n'est pas un vomitif chez le bœuf, dont elle stimule seulement le péristaltisme.
C'est également ce que nous pensons, en nous basant non seulement sur nos rares essais chez les bovins, mais sur l'absence constante de vomissements chez les autresruminants que nous avons soumis à l’action de
l'apomorphine.