V. L’APOMORPIINE CHEZ LES ANIMAUX DE L'ESPÈCE CAPRINE
En dehors de nos propres recherches, nous n'avons pas trouvé d'expériences faites avec 1 apomorphine, sur
ND
les chèvres: nous décrirons donc quelques-uns de nos essais.
EXPÉRIENCE LXXVI (29 juillet 1892).
Chèvre adulte, 35 kilogrammes. Injection hypodermique de 50 centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine. Les premiers elfets sont accusés du côté des mâchoires, qui se mettent à se mouvoir ; l'animal mâchonne, grince des dents et cherche à mordiller tout ce qu'on lui présente. En même temps, la tête est agitée et ne reste pas en place.
Nous notons bientôt après, l'hypersécrélion salivaire, le resserrement pupillaire et l'exagération des effets stimulants du début Les mouvements sont ou paraissent gênés, raides mais ils ne cessent pas. Notre chèvre mordille toujours, s'attaque à tout ce qu'elle peut saisir. Cet état persiste pendant trois ou
quatre heures et tout rentre dans l'ordre.
EXPÉRIENCE LXXVII (29 juillet 1892).
Chévre un peu âgée, maigre et en assez mauvais état, pesant 29 kilogrammes. Injection veineuse de chlorhydrate d'apomorphine cristallisée, pendant l'inscription d’un tracé de la respiration, du pouls et de la pression.
Dès les premiers centimètres cubes, on a vu l'hypersalivation, les mouvements continuels des mâchoires, le besoin de mordre avec agitation; excitation motrice permanente, augmentée par le renforcement des doses et aboutissant à des crises épileptiformes analogues à celles que nous avons décrites chez le chien.
Pendant ce temps, on note, sur le tracé: l'accélération du pouls, l'hypertension artérielle et les irrégularités respiratoires,
Lorsque la chèvre est mise à terre, après avoir reçu dans la