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Nos erreurs, si nous en avons commis, sont involontaires, car nous éprouvons une satisfaction réelle à rappeler les efforts de nos devanciers et les travaux qu'ils ont publiés.
Toutes les fois que nous avons constaté qu'un fait, ressortant de nos expériences, avait été signalé ou étudié, notre satisfaction en a été aussi complète, car ne nous sentant pas isolé, nous avons mis, à le défendre et à le soutenir, une ardeur et une confiance plus grandes, et d'autant mieux qu'il pouvait être, d'autre part, discuté où mal compris.
La grande et opulente forêt de la Science, qu’explore actuellement un nombre considérable de pionniers, est ouverte à tous; chacun doit y travailler, non pour son propre compte, mais dans l'intérêt général. Aussi, toute découverte nouvelle, quelle qu'elle soit et d’où qu'elle vienne, ne devrait pas être considérée comme appartenant à un homme et à une Ecole, mais à la Science elle-même, à qui incombe alors le devoir de ne pas oublier les noms de ceux qui l'ont utilement servie.
Nous admeltons fort bien les questions de priorité, quand elles ont pour but, en rappelant qu'une vérité avail élé déjà signalée, d'augmenter le nombre de faits acquis sur lesquels on peut solidement l’établir ; mais, au fond, quel intérêt ont-elles quand elles servent uniquement une personnalité.
Il faut bien avouer que c’est un peu le mal qui sévit maintenant et qui fait que, trop souvent, dans une controverse scientifique, 1l y a plutôt deux adversaires, qui