‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 60 sur 152 · SEE · texte numérisé non relu

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Ces expériences éliminent complètement l'influence réflexe pure, et en particulier l'influence de l'estomac et des irritations qui en partent dans la production des vomissements morphinique et apomorphinique. Elles donnent pleine satisfaction au doute émis par Bordier et démontrent que cet auteur avait tort d'être sceplique vis-à-vis de la possibilité des efforts de vomissement après la section des vagues.

Nous avons du reste répété nous-même ces derniers essais, pour l'’apomorphine; réédition de ceux de David,

Vulpian, Chouppe, etc.

EXPÉRIENCE LXXXVI (9 mai 1892).

Il s'agit d'une simple vérification d’un fait bien connu.

Chien boule : Après trachéotomie préalable, on pratique la section des deux cordons vago-sympathiques, au milieu du cou.

Par la voie hypodermique, on injecte ensuite 4 centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine.

Moins de deux minutes après, apparition manifeste de l'état nauséeux, suivi promptement de vomissements répétés mais peu abondants, alors même qu'auparavant l'animal avait mangé beaucoup.

Ces vomissements sont très pénibles: ils semblent difficiles et exigent de violents efforts des puissances respiraloires et des muscles abdominaux, ce qui peut provenir, en grande partie de l'ouverture de la trachée,

Malgré cela, ils se répètent plusieurs fois el pendant assez long-

temps, avec les mêmes caractères.

Par conséquent si la vagotomie double rend difficiles les vomissements apomorphiniques, elle ne les rend

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— 258 — F pas impossibles et nous sommes heureux d'avoir vu nous-même un fait que des expérimentateurs comme Prévost, David, Vulpian et Chouppe avaient couvert de leur autorité. |

Pour la morphine, il en est de même et voilà, exactement calquée sur la précédente, la démonstration que

nous en avons fournie.

EXPÉRIENCE LXXXVII (6 août 1890).

Après avoir pratiqué une trachéotomie préalable, afin d'éviter la gène respiratoire, nous sectionnons, à droite et à gauche, les pneumogastriques à deux chiens. |

Cela fait, nous injectons dans le tissu conjonctif de ces animaux une dose faible de chlorhydrate de morphine, un peu moins de 5 milligrammes par kilogramme,

Tous les deux ont la nausée, suivie de vomissements qui paraissent très pénibles et se répetent plusieurs fois.

Il est vrai de dire que l'expérience ne réussit pas constamment et que, de même que les chiens normaux, les sujets vagotomisés ne vomissent pas toujours après l'injection de morphine. Nous avons eu des insuccès, mais, dans le cas présent, il suffit que le vomissement morphinique ait été observé une fois ou deux, après vagotomie double, pour que l’influence des pneumogastriques et de la transmission centripèle d'une action périphérique puisse être considérée comme parfaite-

ment négligeable.

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