‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 63 sur 152 · OI · texte numérisé non relu

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D'après les résultats contenus dans le tableau ei-contre, on voit qu'il est difficile d'établir une proportionnalité exacte entre la durée et le nombre de vomissements, par rapport à la dose d'apomorphine injectée ; mais une conclusion essentielle en ressort nettement, c'est qu'avec les doses fortes le nombre et la durée des vomissements sont limités considérable ment.

Il est aussi évident qu'au point de vue de la production du vomissement, 1lne semble pas y avoir, dans ces résultats, une différence apparente entrel’apomorphine cristallisée et l'apomorphine amorphe.

En somme, Chouppe et Hartenack avaient raison de dire que les vomissements dus aux doses élevées sont moins nombreux, moins abondants, moins prolongés qu'avec les doses moyennes.

Mais ils avaient tort de croire que les fortes doses ne paralysent jamais le centre vomiif.

Il est vrai qu'il est assez difficile de le vérifier à la suite des injections hypodermiques, car, par cette voie, l'absorption peut, dans la plupart des cas, être assez fractionnée pour que les premières parties qui pénètrent ne produisent sur les centres nauséeux que des effets d’excitation. Mais on peut cependant l'observer,

et en voici la preuve :

EXPÉRIENCE LXXXVIII (9 juillet 1890).

Très jeune chien, pesant seulement 2 kg. 500. Injection hypodermique de 24 centigrammes de chlorhydrate d'apomor-

phine cristallisé.

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