‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 68 sur 152 · IT. INFLUENCE DES VOMITIFS CENTRAUX · texte numérisé non relu

IT. INFLUENCE DES VOMITIFS CENTRAUX

IXPÉRIENCE CVI (4 janvier 1893).

Un gros chien de 33 kilogrammes est fixé sur la table et l'on prend son tracé manométrique, sphygmographique et pneumographique.

A l’état normal, on relève :

175 millimètres de pression.

120 pulsations.

18 respirations.

Dans le tissu conjonctif sous-cutané, on injecte 2 centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé.

— 295 => Trois minutes après environ, le cœur commence à s'accélérer et la pression artérielle baisse très sensiblement et progressivement, Au bout de quatre minutes, la courbe manométrique a atteint un niveau inférieur et commence à subir de grandes oscillations ; on note alors :

139 millimètres de pression.

252 pulsations très faibles,

20 respiralions,.

Mais la respiration commence à se troubler; les mouvements des côtes prennent plus d'amptitude et s'accélérent; pendant ce temps, la courbe de pression subit de grandes oscillations, passant graduellement de 140 millimètres à 176, pour retomber.

Les pulsations sont toujours accélérées, mais un peu plus fortes; la salive coule, on est en pleine phase nauséeuse .

Nous relevons alors :

Des oscillations de pression de 118 à 160 millimètres. 294 pulsations.

84 respirations.

Vingt-deux secondes avant l'effort de vomissement, la scène change assez brusquement.

La respiration se ralentit un peu; les pulsations cardiaques se renforcent notablement et se ralentissent aussi pendant que la pression baisse.

Au moment même de l'effort expulsif, la courbe manométrique tombe à go millimètres et on ne compte plus que 120 pulsations. -

Mais l'effort est à peine achevé qu'immédiatement les pulsations redeviennent faibles et accélérées, pendant que la pression remonte graduellement jusqu’à 180 millimètres.

Une nouvelle phase nauséeuse survient qui la fait retomber;

mais elle n’est pas suivie de résultat et la pression remonte.

— 2,6 — Trois minutes après le vomissement, nous notons:

140 millimètres de pression.

282 pulsations, à peine indiquées.

42 respirations faibles,

Les mêmes phénomènes se reproduisent ensuite deux fois, dans les mêmes conditions et avec les mêmes troubles circulatoires, À un moment donné, les efforts de vomissements sont si violents et si prolongés que la pression descend et se maintient à 72 millimètres.

Alors que l'animal est dans une phase de repos complet et paraît ne pas se trouver sous une influence nauséeuse quelconque, la pression se maintient seulement à 122 millimètres, les pulsations sphygmographiques sont très irrégulières et l'on compte 72 respiralions par minule.

EXPÉRIENCE CVII (19 mars 1897).

Chien, 16 kilogrammes, dont on inscrit la pression carotidienne, la respiration et le tracé sphygmographique. Avant toute médicamentation, on note :

157 millimètres de pression.

114 pulsations.

12 mouvements respiratoires.

On injecte sous la peau 2 centigrammes d'apomorphine cristallisée. Après cinq minutes environ, l'état nauséeux s'annonce par une chutede la pression, un affaiblissement notable du

poulset unelégère accélération respiratoire, On enregistre alors :

134 millimètres de pression.

142 pulsalions

20 mouvements respiratoires,

Cet état nauséeux dure environ deux minutes ; pendant lesquelles la pression baisse de plus en plus, ayant cependant de

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