‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 73 sur 152 · IIT. INFLUENCE DES VOMITIFS RÉFLEXES · texte numérisé non relu

IIT. INFLUENCE DES VOMITIFS RÉFLEXES

EXPÉRIENCE CXIII (5 janvier 1893).

Un gros chien de 21 kilogrammes est fixé sur la table et on enregistre pression, pouls, respiration.

Afin de permettre la comparaison, nous détachons le tracé

normal (fig. 64), où nous notons :

144 millimètres de pression ; 72 pulsations ; 23 mouvements respiratoires,

Se servant de la sonde œsophagienne, introduite jusque dans l'estomac, on administre à l'animal une dose vomitive de sulfate de cuivre, en solution aqueuse.

Quatorze minutes s'écoulent sans qu'on voie apparaître la

Fig. 64. — Tracé normal de la pression M, du pouls P, et de la respiration R, d’un chien, avant administration du sulfate de cuivre. (Réduct. 1/4.)

moindre modification ; mais après ce temps, le chien se lèche, il salive abondamment et déglutit souvent. Le rythme respiratoire se modifie et le cœur s'accélère légèrement ; les pulsations ont à peu près même énergie el la pression a peu varié; elle conserve le niveau moyen de 13g millimètres avec peu d’oscillations,.

En à (fig. 65), surviennent de grands et violents efforts, qui mettent en jeu toutes les puissances respiratoires; la courbe pneumographique en donne une idée ; pendant ce temps les impulsions cardiaques, grâce à un sphygmoscope très sensible, prennent une grande amplitude.

Dans cette expérience, cette dernière particularité est fort remarquablement indiquée, ainsi que le ralentissement du cœur quin'a plus que 66 contractions par minute.

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