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Le tracé 66 est, sans interruption, la suite immédiate du tracé 65, il est donc facile de suivre la série des troubles jusqu'à l'effort final, qui survient en V, s'accompagne de la chute simultanée de la courbe manométrique et est suivi immédiatement du relèvement de la pression, de l'accélération du pouls avec ralentissement etaugmentation de l'amplitude des soulèvements thoraciques. À ce moment, nous notons en effet :
164 millimètres de pression :
138 pulsations ; 18 respiralions, grandes.
Avec des intervalles de repos plus ou moins grands, l'animal vomit encore cinq fois ; puis cesse de présenter des nausées et n'a plus le moindre effort. On l’observe encore dix minutes et l’on constate que, quant à leur valeur, la tension artérielle et le tracé sphygmographique ont fort peu changé; la première est un peu plus élevée qu'a l’état normal, 158 millimètres au lieu de 144, mais nous devons faire remarquer que celle tension normale était un peu faible.
Les mouvements respiratoires sont les plus modifiés : ils ont plus d'amplitude, et on en compte 16 au lieu de-23 par minute,
D'ailleurs, l'expérience suivante, réalisée dans des conditions meilleutes, nous renseignera sur ce point
Parmi nos essais, nous avons choisi celui-ci, surtout à cause de la netteté des modifications du pouls au moment des efforts.
EXPÉRIENCE CXIV (to janvier 1895).
Chien, 17 kilogrammes, — Înscription des tracés manométriques, sphygmographiques et pneumographiques.
On prend le fragment de tracé 67 qui donne l'état nornial des fonctions étudiées, et, au moyen d’une sonde œsophagienne, on introduit dans l'estomac 1 gramme de sulfate de cuivre en dissolution dans 20 grammes d'eau, Avant de relirer la sonde, on verse encore 30 ÿrammes d'eau ordinaire,
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os Dix bonnes minutes s'écoulent sans aucune modification apparente ; l'animal est toujours très calme, très tranquille et n'a pas le moindre mouvement de défense. Cependant, peu à peu, on voit que les pulsations sphygmographiques s'accélèrent et s'affaiblissent notablement : les oscillations de la pression sont
moins régulières comme, du reste, les mouvements respiratoires
du pouls P, et de la respiration R, d’un chien, avant injection du sulfate de cuivre.
Fig. 67. — Tracé normal de la pression m
qui commencent à prendre plus d'amplitude; le sujet salive abondamment et fait de fréquentes déglutitions
C'est à celte phase, qui précédait d'une minute et demie la période des efforts, que nous détachons le tracé de la figure 68,
Brusquement, comme le montre le tracé 69, surviennent en a une série d'efforts qui modifient la pression et le pouls et se terminent par un vomissement V, avec hypotension brusque, suivie presque aussitôt du relèvement de la courbe.
On peut voir que, à la suite de ces efforts, les respirations sont profondes, amples, comme il est habituel de l'observer dans ces cas-là et dans l'effort en général.
Notre sujel reste ainsi en état de nausée et de vomissement,
Fig, 68. — Phase nauséeuse; deux minutes avant le vomissement provoqué par le sulfate de cuivre. (Réduct, 1/4.)
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, à = » 1DA 2 A à | Fig. 69. — Vomissement réflexe provoque par le sulfate de cuivre. (Réduct 1/4.)
pendant quinze bonnes minutes; les ellorts se succèdent, plus ou moins rapprochés, parfois séparés par. des intervalles assez longs, pendant lesquels le sujet semble complétement revenu à l'état normal, Il est calme, respire tranquillement,sans agitation,
et ne se défend toujours pas,
Fig. 70. — Etat des fonctions; éludié entre deux séries de nausées et de vomissements,
Au cours d'un de ces intervalles, intercalé entre deux séries de vomissements très violents, nous détachons le tracé 70 qui nous montre une légère tendance à l'hypotension, avec accélération et affaiblissement des pulsations sphygmographiques,
Désirant connaître les modifications de la pression pendant la phase dite de réaction, pendant que l'animal, complètement débarrassé de l'influence nauséeuse, n’a plus de vomissements du tout, nous poussons l'expérience assez loin et änscrivons le fragment de tracé 71, quinze minutes après le dernier effort,
Si l'on cotipare ce tracé au tracé normal (fig, 67), on voit d'abord que les mouvements respiratoires ont pris une plus grande amplitude et sont plus lents. L'influence manifeste qu'ils
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exercent sur la courbe manométrique se traduisant par de grandes oscillations plaide en faveur d'une grande liberté vasculaire et du repos de l'appareil vaso-moteur. D'ailleurs, le niveau moyen de la pression est à peu près le même dans les deux cas, 163 millimètres à l’état normal, 160 après les vomissements; mais, dans ce dernier cas, les oscillations ont une très grande importance,
Fig, 71, — Phase de réaction, consécutive au vomissement réflexe provoqué par le sulfate de cuivre ; quinze minutes après le dernier effort, (Réduct, 1/4.)
Les pulsations sphygmographiques ont repris leur énergie et sont en nombre à peu près normal, 138 au lieu de 132, En résumant ces renseignements dans un tableau, nous
avons :
AVANT APRÈS Pression, . . 163 millimètres, 160 millimètres, Pulsations ,; . 132 par minute. 138 par minute,
Respirations . 21 — 12 —
Par conséquent, les modifications imprimées par le vomissement réflexe, chez les animaux sains, à la pression, au pouls et aux mouvements respiratoires, n'ont pas une égale importance; ceci ressort de cette expérience et de cinq autres essais semblables réalisés dans les mêmes conditions. Seule la respiration est notablement ralentie.
EXPÉRIENCE CXV (20 avril 1897).
Gros chien de chasse, 19 kilogrammes, dont on inscrit la pression carotidienne, le tracé sphygmographique et la respiration. — État normal (fig. 72).
164 millimètres de pression.
114 pulsations.
22 respirations.
La sonde œsophagienne étant introduite dans l'estomac, on administre une solution de sulfate de cuivre, en vue de provoquer des vomissements réflexes.
Au bout de douze minutes, les mouvements des côtes deviennent superficiels; la respiration est surtout abdominale, mais malgré cela, elle est manifestement accélérée; les oscillations manométriques ont moins de valeur; le pouls est manifestement ralenti.
Sur la figure 73, qui correspond à cette phase des premiers troubles, pendant laquelle l'animal se lèche, salive abondamment et a des déglutitions fréquentes, on vérifie les faits précédents et on nole :
155 millimètres de pression moyenne, 90 pulsations.
o respirations,.
lrès brusquement, presque sans modifications lransitoires,
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Fig. 72 — Tracé normal {pris avant l'administration du sulfate de cuivre. (Réduct 1/3.)