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Fig. 73 — Douze minutes après l’administration du sulfate de cuivre. (Réduct., 1/3.)
surviennent les efforts de vemissement. En e, sur la figure 74,
on voit le tracé pneunographique se troubler, devenir irrégulier, pendant que la pression baisse légèrement.
Mais à la suite d’une large inspiration, pendant laquelle la tension artérielle remonte, quelques efforts s’observent qui se terminent en à par l'expulsion des aliments,
Aussitôt, la courbe manômétrique remonte, bien au-dessus de son niveau moyen; le pouls devient petit et accéléré, et les mouvements respiratoires ralentis et profonds, à partir de d.
Un intervalle de repos d'une minute environ s'écoule, séparant ces premiers efforts des suivants ; mais les vomissements consécutifs sont accompagnés d'efforts plus nombreux et plus énergiques que les précédents, ,
Les figures 75 et 76, dont l’une est la continuation immédiate -de l'autre, reproduisent les modifications fonctionnelles ayant précédé, accompagné et suivi une quatrième série d'efforts de vomissement,
Jusqu'à à, b, d (fig. 75), on a l’état des fonctions pendant une phase intermédiaire; on voit que la pression se soutient bien, mais que le cœur est toujours accéléré :
187 millimètres de pression, 180 pulsations, 22 respirations,
Mais, en d, aussi brusquement que la première fois, les puissances respiratoires entrent en jeu, l'animal fait des efforts violents et répétés, pendant lesquels le cœur se ralentit et a des impulsions plus fortes; la pression ne tombe pas en dessous de 168 millimètres.
Ces efforts durent vingt et une secondes et se terminent par le rejet de matières muqueuses, rejet qui paraît fort pénible et a lieu avec émission d’une plainte,
Aussitôt après, et comme toujours, réascension, brusque de la courbe manométrique, accélération cardiaque, respirations pro-
fondes.
Les vomissements se sont espacés de plus en plus, mettant
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Fig. 79. — Violents efforts de vomissements réflexes, provoqués par le sulfate de cuivre.
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Fig. 76. — Suite immédiate du tracé précédent, (Réduct. 1/3.)
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entre eux 4, 5 ou 7 minutes d'intervalle, mais se reproduisant avec les mêmes caractères.
Le tracé 77 a été détaché dix minutes après le septième effort
de vomissement. Il est intéressant à comparer avec le tracé
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Fig. 77. — Dix minutes après le septième effort de vomissement provoqué par le sulfate de cuivre. (Réduct. 1/3.)
normal, car il montre que les vomissements ont relativement peu modifié la pression et le pouls ; ce dernier est seulement un peu plus faible, mais on note 169 millimètres de pression au lieu de 164.
120 pulsations = 114.
36 respirations — 29 Contrairement à ce que nous avons vu dans les précédentes expériences, la respiration est plus accélérée qu'à l’état normal; mais ceci provient peut-être de ce que l'influence nauséeuse n'avait pas encore complètement disparu.
Dans les cas où l'appareil cardio-vasculaire est déjà profondément troublé, lorsque le système des vaso-
moteurs est soumis à des influences toxiques qui l'ont paralysé ; lorsque, de ce chef, la pression artérielle est tombée à un niveau inférieur qu’elle conserve, les vomissements apportent, aux fonctions que nous étudions, des modifications qui paraissent surtout liées aux efforts respiratoires qu'ils produisent.
C’est ce que nous avons remarqué souvent au cours de nos études sur les empoisonnements par les toxines microbiennes et, tout récemment encore, à la suite de l'injection veineuse d’un liquide organique putréfié :
Cette injection avait déterminé très rapidement une chute de la tension artérielle, de 161 millimètres à 96, et une accélération avec affaiblissement des pulsations sphygmographiques, de 70 à 216. La respiration était devenue aussi très superficielle. ;
L'animal n'avait plus que 58 millimètres de pression, lorsque des efforts de vomissements, provoqués par les toxines, se sont montrés et ont fait remonter la pression à 108, pendant que le pouls augmentait de force et se ralentissait. Au moment même de l’expulsion des matières, les troubles ont été absolument ceux que nous avons décrits, mais immédiatement après, la pression est retombée brusquement et très bas.
L'expérience suivante est la reproduction d’un cas absolument analogue,
EXPÉRIENCE CXVI (21 mai 1897).
Un chien étant immobilisé, on inscrit la pression, le pouls, la respiration et on injecte, dans la veine fémorale, du suc thyroïdien, altéré et exhalant une franche odeur de poisson avarié,.
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Cette injection a produit l'accélération cardiaque, l'hypotension, etc.: on la renouvelle, pour accuser les troubles, espérant arriver jusqu’à la production d’effets vomitifs.
Ceux-ci se sont montrés, comme nous l'espérions, sept minutes après la dernière injection et se sont répétés plusieurs fois.
Nous avons détaché le tracé 78 dans une phase qui précède immédiatement un vomissement; de à en h, on a l'état de la ‘tension à la suite de la double injection, mais en h la courbe manométrique commence à descendre; c'est le prélude des efforts respiratoires ; qui commencent en c (fig. 79).
Sur le tracé 79, on voit qu'aux approches de l'effort expulsif, la pression remonte lentement; on dirait que les mouvements des côtes, qui lui impriment des accidents,jouent le rôle de pompe et déterminent l'ascension progressive qu'on note jusqu’en d, où la courbe s'élève brusquement, lors du dernier effort expulsif, pour retomber ensuite rapidement à son niveau primitif.
Nous n'avons pas hésité à reproduire ces tracés, qui démon trent quelle peut être l'influence des efforts de vomissement, sur
la pression artérielle abaissée par une intoxication préalable.