Effels d’une injection de r1 gr. 20. (Réduct
Les modifications produites ont été cette fois beaucoup plus apparentes ; des intermittences cardiaques, visibles sur le tracé du pouls, se sont montrées toutes les 4 ou 5 pulsations, donnant à l'ensemble des courbes une apparence ondulée, très nette sur la figure 135.
En prenant la moyenne des situations extrêmes de la courbe manométrique, on évalue la pression à 154 millimètres.
Malgré des intermittences, qui n'ont pas moins de trois secondes et demie de durée, le cœur a encore 36 contractions par minute, ce qui provient de ce que les 4 ou 5 contractions, groupées entre les intervalles de repos, se produisent avec un rythme de 46 à 50 à la minute. Ces contractions rapprochées augmentent la valeur de la tension, par accumulation
des ondes sanguines, lancées dans les vaisseaux coup sur coup,
nn — mais, à chaque intermittence, on voit la courbe retomber pour remonter ensuite.
Les mouvements respiratoires sont lents, 15 par seconde, supérieurs en nombre à ce qu'ils sont habituellement chez le cheval; ‘ls sont amples et profonds dans les deux sens.
Naturellement, pendant que se surajoutaient les doses et que se déroulaient les modifications précédentes, l'animal était très agité et manifestait tous les effets apparents déjà décrits dès le début de ce travail.
Mais dans ce cas, comme dans le précédent, les dominantes de l'action de la morphine, sur la pression et le pouls, sont l'hypertension et l'accélération qui, cependant, proportionnellement aux doses injectées, n’ont pas eu autant d'importance.
Dans cette dernière expérience, nous n'avons pas attendu les effets éloignés et nous nous sommes arrêté quaranté minutes
après la première injection.
Bœuf. — Chez le bœuf nous n'avons pas eu la faci- Lté de multiplier beaucoup nos essais graphiques sur l’action cardio-vasculaire de la’ morphine, et les quelques tracés que nous possédons ne sont pas bons ; malgré cela, nous avons pu constater, que, comme chez le cheval, la tension artérielle s'élève sous l’in-
fluence de cet alcaloïde.
DEN ES CERN RO ee r RET E V
Fig. 136. — Modificalion circulatoire produile par la morphine, chez le bœuf. — I. Etat normal. — IT. Après morphinisation. — M, manomètre, — P, pouls; — R, respiration (mauvais tracé); —S, secondes.
… C'est ce que prouve la comparaison des tracés I et II de lafigure 136, correspondant, le premier, à l’état normal, le second à l'injection de 5o centigrammes de chlorhydrate de morphine dans la veine d’une vache.
Mais, chose essentielle, chez le bœuf cette élévation de la tension artérielle est liée à l'emploi des doses faibles, doses que nous appellerons thérapeutiques, si l'on veut, pour bien indiquer que celles qui sont plus
élevées sont dangereuses.
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En effet, quand on a administré ces dernières, par n'importe quelle voie, la pression s'élève au début, mais cède ensuite, retombant un peu en dessous de la pression normale. C’est à ce moment que, chez les bêtes âgées, on a à redouter les effets congestifs cérébraux, qui donnent aux animaux l’apparence somnolente et qui, en s’exagérant, sont l'origine d’accidents très graves, analogues à ceux que nous décrirons dans la suite.
Caprins, — Nous ne reproduirons ici que deux expériences faites, l’une chez une chèvre âgée, l’autre sur un tout jeune cabri; les résultats qu’elles renferment sont conformes à ce que nous avons annoncé et à tous ceux que nous avons obtenus chez les caprins.
‘EXPÉRIENCE CXXIV (17 février 1893).
Vieille chèvre. très maigre, pesant 39 kilogrammes. Fixée sur la table et mise en rapport avec les explorateurs de la pression, du pouls et de la respiration.
On détache le tracé normal 137 et, se servant d'une solution de chlorhydrate de morphine à 5 pour 100, on introduit dans la veine jugulaire des doses fractionnées et progressives de ce médicament qui, peu à peu, relèvent la pression et augmentent l'énergie des pulsations sphygmographiques, comme ilest aisé de le constater sur la figure 138, détachée après une injection de 4 grammes d’alcaloïde.
On continue, lentement, les injections qui donnent (oujours les mêmes résultats et maintiennent l'hypertension primitive et le renforcement des pulsations sphygmographiques.
Cependant, assez brusquement, après l'injection de 8 grammes, le pouls devient allorythmique et prend les caracteres que nous avons déjà décrits plus haut, Sur la figure 139, le pouls
AAA AAA AAAANAAAANAN |
Fig. 137. — Tracé manométrique, sphygmographique et respira !
toire normal d’une chèvre, avant morphinisation ; — M, pres: sion, 140 millimètres. = P, pouls, 90; — R, respiration, 18; — S, secondes zéro pour la (pression). (Réduct. 1/4 )
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Fig. 138. — Après injection veineuse de 4 grammes de morphine à une chèvre. — M, pression, 178 ; — Pouls, 60; — R, respiration, 14. (Réduct, 1/4.)
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Fig. 139. — Après injection veineuse de 8 grammes de morphine. Pression moyenne 178 millimètres, — Pouls, 68; — respiration 16, (Réduct. 1/4.)
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Fig. 140. — Après injection veineuse de 8 gr. 25. — Pression moyenne, 176.— Pouls, 48 pulsations polycrotes, certainement doubles. — Respiration, 18. (Réduct,. 1/4.)
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bigéminé est fort beau, avec une impulsion seconde plus forte que la première; au milieu de ces couples, on note des pulsations simples sur lesquelles des soulèvements d'élasticité traduisent les contractions insuffisantes du cœur et le degré de