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Fig. 141. — Dix minutes après une injection de 10 gr. 75 de morphine, dans la veine d’une chèvre. — P, pression, 191 millimètres; — Pouls, 148; — Respiration: accélérée et irrégulière, par
suite de la grande agitation du sujet, (Réduct. 1/4.)
tension de la paroi artérielle, C’est peu à peu le rythme qui ;va prédominer seul, par suite de la tendance du cœur à accélérer ses pulsations et à s’affaiblir.
L’accélération et l’affaiblissement du pouls ne tardent pas à se produire, lorsque les doses de morphine, introduites dans la veine, arrivent à être très élevées, et c'est ce que nous voyons, notamment, dix minutes après l’administration de 10 gr. 75. Le tracé 14r, détaché à cette phase, confirme la chose; nous y voyons que le pouls, très petit, est très
— Â25 — accéléré aussi, mais que la pression, qui n'a pas cédé un seul instant, se maintient autour de igr millimètres, À ce moment, la chèvre est constamment agitée par des tremblements généraux; ses muscles sont contracturés et tout permet de comprendre l'action vaso-constrictive énergique qui persiste malgré tout.
La mort est survenue, d’ailleurs, brusquement, par arrêt primitif de la respiration, quinze minutes après la dernière dose, portant le total injecté à 10 gr. 75. ë K
Pendant toute la durée de l'expérience, la bête a été très agitée ; elle mâchonnait, cherchait à mordre et salivait abondamment. En somme, elle a présenté les manifestations ci-devant décrites dans la première partie de ce travail.
. EXPÉRIENCE CXXV (28 avril 1893).
Nous avons fait cette expérience sur un petit cabri, âgé seulement de sept semaines,
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Fig. 142. — Tracé manométrique, sphygmographique et respiratoire normal pris sur un cabri avant morphinisation . — m, pression, 114 millimètres ; — P, pouls, 198; — R, respiration, 80; — S, secondes; zéro pour la pression. (Réduct. 1/4.)
Elle est intéressante, parce que pas mal de modifications, déjà
Er 426 ee décrites, y sont plus apparentes que sur les autres tracés que nous avons pris chez des chèvres,
Les courbes normales, comme le montre la figure 142, étaient quant au pouls et à la pression, presque indéchiffrables, mais nous en donnons cependant un spécimen, précisément pour montrer l'importance des effets produits par le médicament
Nous nous servons d’une solution à 4 pour 100, et procédons
par injections successives de 1 centimètre cube.
Fig
g. 143. — Après injection de 8 centigrammes de morphine dans
la jugulaire d’un cabri. — Pression,134 ; — pouls,192; — respiration, 30. (Réduct. 1/4)
Les 4 premiers centigrammes, relèvent la pression et donnent un peu plus d'énergie aux pulsations sphygmographiques qui sont également moins nombreuses, effets qui s'accusent davantage lorsque la dose est portée à 8 centigrammes (voy. tracé 143). Le petit animal commence à s’agiter et à mâchonner,
On continue les injections et on atteint peu à peu 48 centigrammes, dose qui a pour résultat de mettre notre cabri dans un état d’agitation extrême ; il se débat fréquemment en pous-
sant des cris plaintifs, cherche à prendre avec les dents et à mordiller tous les objets environnants.
La tension artérielle s'est encore relevée, les influences respi-
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Fig. 144. — Après injection veineuse de 48 centigrammes de morphine à un cabri. — Pression, 140; — pouls,174; — respiration, 30 La respiration est plaintive.
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Fig, 145. — Après injection de 1 gr. 28 de chlorhydrate de morphine dans la veine d’un cabri. — Pression, 143; — pouls, 150; —
respiration, 27.
ratoires se font beaucoup mieux sentir et on peut remarquer aussi
(fig. 144), que le tracé sphygmographique P est ou commence
re 428 CRE à devenir beaucoup plus net ;les changements qu'ila subis depuis les 8 centigrammes sont certainement plus importants que ceux de la pression. C'est encore ce qui ressort de la lecture du tracé 145, pris lorsque nous eûmes atteint le total de 1 gr. 28. L'action modératrice et tonique de la morphine sur le cœur
du cabri, de même nature, mais plus apparente encore que chez
la chèvre del'expérience précédente, nous sembleintéressante, et
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Fig. 146. — Sept minutes après une injection veineuse de morphine.
d'autant plus qu’elle n'a pas manqué de se continuer par des modifications du rythme, analogues à celles que nous avons déjà décrites, et cela, sans addition d’une dose supérieure à la dernière dont il vient d’être question. En effet, sur le tracé 146, on voit que, pendant un temps d'arrêt à, a, a, le jeu du cœur et la pression ont subi un changement important Il n'y a pas de doute sur le caractère bigéminé du pouls; à partir de a, on voit que sa courbe ascendante se fait manifestement en deux temps. La pression a légèrement baissé (143 millimètres), et le pouls a
54 pulsations doubles correspondant à 108 contractions.