FAT RUES
Nous n'avons pas augmenté la dose de morphine, désirant, en présence de ces actions franches de ralentissement, nous livrer à des investigations dont il sera question plus loin, quand nous étudierons le mécanisme des effets cardio-vasculaires de la morphine. Nous reprendrons donc cette expérience.
Pore. — (hez le porc, nous n'avons pu prendre qu'un seul tracé des modifications cardio-vasculaires produites par la morphine, mais l'expérience a été bonne ; aussi, malgré cette insuffisance de documents, nous avons accepté et généralisé les faits suivants qui concordent d'ailleurs parfaitement avec ceux que
nous avons observés déjà chez les animaux que la
morphine excite.
EXPÉRIENCE CXXVI (27 février 1893).
M. le professeur Lesbre ayant mis à notre disposition un porc destiné aux dissections, nous avons tenté de prendre un tracé de pression carotidienne, du pouls et des mouvements respiratoires.
Malgré l’encolure courte de l'animal et l'accumulation considérable de la graisse, nous sommes arrivés assez facilement avec nos appareils à obtenir un bon tracé normal, dont la figure. 147 donne une réduction exacte.
On enregistrait une pression de 168 millimètres, 84 pulsations artérielles et 12 mouvements respiratoires par minute.
Une première injection de 50 centigrammes de chlorhydrate de morphine, dans le tissu conjonctif, n’a pas modifié beaucoup les grandes fonctions ; c’est ce qui nous a décidé à injecter la
même dose, dans une veine auriculaire, facile à atteindre sans
j: délabrement,
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Fig. 147. — Tracé normal pris sur un porc. — M, pression ; — P, pouls; —R, res-
piration ; — À, secondes (zéro pour la pression). (Réduct."1/5.)
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Fig. 148. — Tracé pris 25 minutes après une injection de 1 gramme de morphine.