‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 95 sur 152 · DAS UE VE · texte numérisé non relu

DAS UE VE

Cette fois, nous avons pu constater, ce qui d'ailleurs se voit sur le tracé 148, une augmentation de la tension artérielle, qui a oscillé entre 174 et 182 millimètres ; le cœur s'est accéléré et a atteint 180 pulsations, ;

À l'examen attentif de la courbe du pouls, on trouve un renseignement complémentaire.

C'est une tendance à l’anacrotisme, se traduisant par de petits accidents sur les lignes ascendantes et la disposition du sommet de chaque courbe, en plateau ascendant.

Ceci nous parait liée à la vaso-constriction et à l'obstacle qu'elle apporte à la libre circulation du sang. Le cœur éprouve quelques difficultés à se vider et, à chaque systole, parvient à chasser avec peine la quantité de sang contenue dans ses ventri cules, Or le débit du cœur diminuant toujours, à mesure que la pression augmente, l'ondée sanguine est moins forte et le pouls perd de son amplitude, Cela n'implique pas un affaiblissement de l'organe propulseur, car, à l'exemple de tous les organes actifs, le cœur règle son effort sur la résistance à vaincre et il peut, même dans le cas présent, avoir conservé {oute son énergie ou en dépenser davantage, sans que la courbe sphygmographique nous permette de Je voir.

Nous faisons ces observations parce que, dans tous les tracés que nous avons déjà pris sur les animaux des autres espèces, en nous aidant du concours d’explorateurs cardiaques, nous avons constaté un renforcement de l'énergie du cœur par la morphine, Nous n'avons pas pu l’apprécier directement chez le porc, peutêtre aussi, dans le cas présent, la dose était-elle (rop forte, mais nous ne pensons pas que la seule expérience graphique que nous rapportons ici puisse nous autoriser à déclarer qu’au point de vue de l'action cardiaque la morphine agit d’une façon toute spéciale chez les porcins.

Nous le pensons d'autant moins que, dans d’autres expériences sur des porcelets maigres, la simple exploration manuelle du choc et de l'artère nous à permis de constater une augmentation appréciable de l'énergie des contractions.

Poursuivant notre expérience ; cinquante-cinq minutes après

FRE ET le début des premières manifestations, l'animal ayant reçu ‘un complément de morphine, portant la dose à 2 grammes, nous

manifestations

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UT du morphinisme; l'animal ayant reçu le total de 2 grammes de médicament. P ; 3 8

avons pris le tracé 149. 11 correspond à la dernière phase de la

médicamentation et montre d’abord que la pression artérielle

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