‹ Étude Expérimentale de Quelques Poisons Constitutifs du Bacille DiphtériqueChapitre 20 sur 35 · D LE · texte numérisé non relu

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head, montrent une égale persistance du Bacille diphtérique chez les individus traités par le sérum et chez les autres, sans qu'il y ait différence notable de virulence entre les microbes ainsi isolés.

Les recherches de Lipstein d’ailleurs tendent à montrer que même les sérums bivalents ne sont pas baciéricides.

En résumé, le Bacille de Loeffler tué et « neutralisé » c'est-à-dire débarrasse de sa «toxinesoluble », détermine des lésions locales constantes, mais variables.

Les mêmes lésions étant déterminées par les lipoides de ce Bacille, la conclusion logique est que ces lipoides ont une importance de premier ordre dans la production des accidents locaux de la diphtérie (fausse membrane; broncho-pneumonie).

Cependant MM. Roger et Bayeux, Coppez, Morax et Elmiassan ont pu reproduire des fausses membranes

avecla seule « toxine soluble ». Ces derniers résultats qui ne concordent pas avec le fait de la production d’accidents avec des bacilles atoxiques ou dépourvus artificiellement et sûrement de leur «toxine soluble » sont évidemment troublants. On pourrait sans doute se demander si la présence dans les vieux bouillons de cul- . tures de graisses (Reurlinger), et de substances protéiques (Gamaleïa, Kôssel, Murillo, Nicolle), n'en sont pas responsables. Mais les quantités de « toxine soluble » employées sont si faibles que cette hypothèse est bien peu plausible, nous préférons constater, sans expliquer jusqu’à plus ample informé.

DASQTE

Lipoides diphtériques et sérum antidiphtérique. — Le sérum antidiphtérique n’exerce aucune action sur l’apparition ni l’évolution des lésions locales déterminées par les extraits adipo-cireux du Bacille diphtérique.

Les lésions sont absolument les mêmes chez les cobayes préalablement traités par le sérum et chez les autres.

Quand elles sont déjà constituées, leur évolution n’est pas modifiée par une injection de sérum antidiphtérique.

Si enfin l’on injecte à la fois extrait et sérum, la lésion déterminée est la même que dans les autres cas.

Injections successives de lipoïdes. — Une première injection de lipoïdes diphtériques n’immunise pas l'individu contre des inoculations secondaires. Un cobaye ayant ainsi reçu une première fois 0 gr. 12 d’alcoolo-diphtérine sous la peau, une seconde, O0 gr. O8 d’alcooloéthéro-diphtérine dans le péritoine, fut injecté 12 jours après sous la peau avec quelques milligrammes d’alcoolo-éthéro-diphtérine. Il présenta une lésion locale qui aboutit à la formation d’un bourbillon.

Inversement, une première injection de lipoïdes D., ne sensibilise pas l'animal à l’endroit d’injections secondaires, et nous n'avons jamais, dans ces conditions,

observé le moindre accident anaphylactique.

Injection de lipoïdes suivie d'injection de bacilles morts. — Influence nulle. L'une et l’autre injections déterminent une nécrose locale, semblable à celle qu’ils déterminent isolément.

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