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tales rapides ou coordonnées par un enchainement de phénomènes, est dérouté par ces réalisations pathologiques tardives et isolées.
On a voulu assimiler la diphtérie expérimentale du cobaye, du lapin ou du chien à la diphtérie spontanée de l’homme. Or, est-il rien de moins comparable? Injectez à un cobaye un bacille virulent, 1l meurt 24 à 48heures après d'une façon, en somme, très banale; cependant que l’homme porteur du bacille présente une affection apparemment très bénigne, et l'autopsie de ce cobaye décèle des lésions constantes qu'on ne trouve jamais chez l’homme. Autre évolution, autres lésions chez le lapin et chez le chien. he
C'est que, dans la règle, la diphtérie de l'homme, — mis à part le croup qui tue mécaniquement. et les formes malignes qui sont l'exception, — une maladie immédiatement bénigne; ses formes graves ne sont Jamais rapprochables de la malignité constante de la diphtérie animale.
La diphlérie humaine normale, infection bénigne et intoxicalion atténuée: vaut avant tout par les accidents tardifs qu'elle détermine. |
Quelle est la pathogénie de ces accidents tardifs?
Un fait d'abord : c'est que jusqu'ici on n'a jamais pu les reproduire chez l'animal. Loeffler, Roux et Yersin en effet, ont bien montré qu'avec la toxine soluble on peut déterminer des paralysies précoces, mais ils n’ont pas obtenu de paralysies lardives : la paralysie diphtérique, à proprement parler, el Loeffler avait si bien compris
la distance qui séparait la clinique de l'expérimentation