‹ Étude Expérimentale De Quelques Poissons Constitutifs Du Bacille DiphtériqueChapitre 12 sur 28 · CAS DOUTEUX · texte numérisé non relu

CAS DOUTEUX

Ca

Toutes les fois qu'il s'agissait de plaies pénétrantes étroites, nous n'avons jamais pu enfoncer la sonde jusque dans le ventre. S'il s’agit d'une plaie par balle, les causes d'erreurs sont les mêmes quoique le trajet de la plaie soit en somme un trou fait dans la paroi comme à l’emporte-pièce.

Enfin l'exploration à la sonde est une manœuvre qui, même sans faute d’asepsie de la part du chirurgien, pourrait avoir de graves inconvénients : infecter une plaie pariétale, infecter le péritoine au cas de plaie pénétrante simple, dissémination des matières intestinales qui peuvent se trouver au contact de l’instrument.

Ce procédé de la sonde est un procédé à abandonner pour tous ces molifs. D'ailleurs, c’est un procédé aveugle, archaïque et désuet. Il faut toujours voir, et explorer à ciel ouvert ici comme ailleurs, et plus qu'ailleurs. La vie du blessé en dépend. Le cathétérisme de la plaie avec la sonde est dangereux et :mpossible.

$ >. — Débridement de la plaie. Exploration directe à ciel ouvert.

.« En dehors de toute lésion viscérale, le seul fait de la pénétration, si elle est avérée, crée un danger grave el commande la pratique à suivre, si la pénétration est avérée, disons-nous. Pour s’en assurer, On n'aura jamais recours au stylet ou à la sonde cannelée ou au doigt, ou à toutes ces explorations timides, incomplètes et dangereuses dont l'emploi est resté longtemps classique. Devant une plaie d’abdomen comme devant une plaie du crâne, 1l y a une méthode rationnelle d'examen dont on ne devra jamais se départir: faites bâiller avec les doigts,avec des écarteurs la plaie culanée, el au besoin débridez aux deux extrémités pour examiner en pleine lumière, el non au fond d'un puits, les couches | profondes de la paroi (1). » |

(1) Lesars, Chirurgie d'urgence.

DÉBRIDEMENT EXPLORATE UR ai

Nous souscrivons entièrement à cette opinion de M. Lejars el nous exagérons volontiers ; nous conseillons de débrider non pas (au besoin » mais «systématiquement » toujours, dans tous les cas. Et il faut pratiquer ce débridement non seulement dans les cas douteux, mais même dans les cas les plus bénins en apparence.

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