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que présentent les femmes ayant une inondation par ruplure de trompe gravide.
Intervention à 3 heures 30 (3 heurts et demie après l'accident).
Opérateur : Miginiac, interne de garde ; aide, collègue Bougot ; anesthésie, collègue Clarac.
Teinture d’iode. Ether avec l'appareil d'Ombrédanne. Sérum sous la peau. Nous redoutons la mort sur la table.
Intervention rapide. Laparotomie sus-ombilicale. Pas de sang dans le ventre.
Intestin intact, estomac intact, foie intact, rate intacte.
Nous refermons le ventre sans drainer. Suture au fil de bronze en un plan (6 fils). L'intervention n'a pas duré 15 minutes. Réveil tardif.
En permanence, sérum goutte à goutte dans le rectum, à la Murphy. Huile camphrée toutes les heures. Etat très grave.
Le lendemain matin, amélioration considérable. Face colorée, lèvres rouges, euphorie. Le blessé parle, raconte son accident. Bon pouls, ample. Température de 38.
M. Ricard constate, comme nous, qu’il n’y a point d’hémothorax. Mais peut-être (?) un léger pneumo thorax. Le blessé fait du bruit en respirant et il est impossible d’ausculterles poumons en arrière. M. Ricard attribue les accidents par nous constatés à
des troubles réflexes peut-être sympathiques, par traumatisme
violent, thoracique et abdominal ?
Les suites furent très bonnes. Guérison opératoire per primam.
Deux fils furent noués sur une peau mal affrontée, mais plissée en redingote, d’où un retard dans la réunion, cette partie ayant guéri en bourgeonnant par seconde intention.
Brusquement le 10° jour (jour des fils) la température vespérale monte à 40°. Nous constatons des signes d’épanchement liquide dans la plèvre gauche (ni toux, ni expectoralion), matité, souffle. Le liquide atteint l'angle inférieur de l'omoplate, il s'agit d’un hémothorax secondaire et tardif. M. Ricard nous conseille de ne pas ponctionner, même pour confirmer le diagnostic d'hémothorax. Et de fait la température tombe et le liquide se
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résorbe. Le 25 mai seulement (20° jour), nous évacuons par ponction 700 grammes de sérosité sanglante. Rapidement la respiration redevient normale et la sonorité également.
Dès la fin de mai, le blessé est debout et circule dans le service avec un appareil de marche de Delbet sur sa jambe fracturée.
Le 8 juin, 33 jours après l'intervention et l'accident, le blessé sort du sérvice guéri, avec une fracture consolidée, maintenue encore, jusqu'au 20 juin, par un appareil de marche.