‹ Étude Expérimentale De Quelques Poissons Constitutifs Du Bacille DiphtériqueChapitre 9 sur 28 · EXAMEN DE LA PLAIE · texte numérisé non relu

EXAMEN DE LA PLAIE

Dupuytren donne des exemples nombreux, avec intégrilé du péritoine. |

Étant donnée leur force de pénétration, les projectiles modernes ne semblent produire des plaies abdominales en séton qu'à de grandes distances, 100-150 mètres pour le revolver, 2.000 mètres pour le fusil de guerre.

Enfin on peut sentir sous la peau un projectile : balle ou plomb, balle ayant perforé l'abdomen de part en part et logée sous la peau de la région diamétralement opposée à l'orifice d'entrée (ex. : le blessé par trois balles Browning par nous observé à l'Hôtel- Dieu : une balle entrée par la région lombaire était perceptible sous la peau, à l’ombilic).

D’autres fois on peut sentir des plombs lorsqu'il s’agit d’accident de chasse. Nous avons le souvenir d'avoir vu à l'hôpital de Limoges, en 1904, un blessé du docteur Vouzelle qui avait reçu à bout portant, à l’épigastre, un coup de fusil de chasse. L'estomac était perforé et l’on sentait dans la paroï, avec quelques plombs sous-cutanés, une crépitation gazeuse d’emphysème pariétal, dans la région sus-ombilicale de la paroi abdominale.

Les plaies non pénétrantes par balle de revolver sont rares, mais en voici un exemple : un individu reçoit un coup de revolver dans le ventre. Orifice d’entrée au-dessous et à gauche de l’ombilic. Pas de signes de complications ni même de pénétration. Néanmoins l’interne de garde considère a priori la plaie comme pénétrante, et appelle le docteur Lapointe, chirurgien de garde (ceci se passait à 9 heures du soir, à la vieille Pitié, en 1910, dans le service de M. Walther). Une laparotomie est décidée, le malade est endormi et le chirurgien fait une incision cutanée de 15 centimètres sur l’orifice d'entrée de la balle, un peu à gauche de la ligne médiane. A peine la peau était-elle divisée que la balle apparaît dans la graisse sous-cutanée ! Suture de la peau. Guérison rapide de la plaie cutanée. Nous assistions à l’intervention et, comme le chirurgien, nous n'avions même pas pensé à mettre en doute la pénétration et la nécessité de l'intervention.

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b) Plaie par arme blanche.

Aspect, dimensions. — Il s'agit ici de plaies étroites faites par des instruments piquants ou de plaies larges faites par des instruments tranchants, les bords de la plaie s’agglutinent, s'accolent dans le premier cas, s'ouvrent et bâillent dans le second cas.

Ces plaies sont nettes, linéaires. Leur longueur varie de 1 à plusieurs centimètres. Elles sont surtout béantes quand leur axe est perpendiculaire aux fibres musculaires. Les bords de la plaie cutanés sont tantôt mobilisables, tantôt agglutinés et non décollés. Dans les plaies obliques, tangentes à la paroï, une seule des lèvres est décollée, celle qui est du côté du trajet traumatique que l’on peut découvrir en tirant sur la peau dans ce sens.

« Ce qu’il y a » entre les lèvres cutanées. — Il faut soigneusement examiner «le fond » même de la plaie, en essayant de mobiliser la peau, tout autour. On peut voir du sang, un caillot, noir, des fibres musculaires rouges, une aponévrose nacrée, ou bien des pelotons adipeux jaunâtres, appartenant au pannicule sous-cutané. Nous désirons insister sur les caractères de la graisse sous-cutanée sur le vivant.

Quelquefois chez les individus obèses ou simplement un peu gras, cette graisse est liquide, jaune et quelques gouttes peuvent s'en écouler en dehors. L'erreur est facile. On croit que c'est de l'urine et l'on conclut à tort à une plaie de la vessie. Nous avons commis cette erreur sur un blessé de l'Hôtel-Dieu, et le regretté professeur Segond avait, comme nous, commis cette erreur. Ce n'était point de l'urine, mais de Ja graisse liquide (ce qui fut démontré par l'opération et l'autopsie). ,

D’autres fois cette graisse est solide ou de consistance molle et l'on peut la confondre avec l’épiploon eu plus exactement on peut prendre une frange épiploïque herniée, sous la peau, pour un lobule graisseux. Exemple notre observation 0.

Hémorragie externe. — L'hémorragie peut être abondante,

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