‹ Etude experimentale des canaux semicirculairesChapitre 11 sur 30 · IV. — DISGUS · texte numérisé non relu

IV. — DISGUS

Pour les raisons données dans ri cherché à aboUr la fonction des cai par l'anesthésie, c'est-à-dire sans léa orgioes, évitant ainsi l'irritation qi destruction.

*Puis-je alTirmer que je sois parvt anesthésie ? Evidemment non ! car ce cette affirmation ?

On a anesthésie quand une irritî produit ni sensation, ni mouvement le cas actuel, après la cocaïnisalîoa une irritation des canaux est sentie p que les symptômes produits par l'in thésie sont identiques, il est clair qi neslhésie cocaïnique, l'irritation ne symptômes autres que ceux déjà obt« sort de mon expérience n" 26.

Mais en principe on ne peut admt locale de cocaïne produise de l'irrit que je ne puisse en donner la pn fermement convaincu que les sympU avec la cocaïne sont dûs à l'anesth raisons suivantes :

1° parce que la cocaïne est un puii

2° parce que les symptômes produits sont si forts qu'ils ne pourraient être expliqués que par une anesthésie complète ou par une forte irritation. Cette dernière, la cocaïne est incapable de la produire ;

3^ parce que les symptômes disparaissent avec l'effet de la cocaïne.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas voulu accepter ces raisons sans conteste. J*^écoutai les objections qu'on me faisait, entre autres que le chlorhydrate de cocaïne pouvait, à défaut d'anesthésie, être irritant par son acidité.

Ne pouvant employer la cocaïne base à cause de sa faible solubilité, je me suis adressé slu chlorhydrate de cocaine, sel très soluble (1 partie dans 3 d'eau) ; c'est de ce sel qu'il sera question chaque fois que j'emploirai le mot cocaïne dans le cours de ce travail.

Mais je ne craignais pas l'irritation par la faible acidité de la cocaïne* parce que je savais non seulement que la périlymphe était suffisamment alcaline pour neutraliser cette acidité, mais encore que cette neutralisation augmentait la puissance anesthésiante de la cocaïne (i).

J'ai cru malgré cela devoir mettre à Pépreuve ma technique opératoire en employant un autre sel également acide et très soluble. J'ai choisi, à cet effet, le citrate de magnésie, car je pensais que si l'acidité de la cocaïne produisait les symptômes de Flourens en irritant les canaux, le citrate de magnésie, également acide, devrait les produire aussi vite et aussi violemment. Me^ expériences n°" ii, 12 et i3 démontrent qu'il n'en est pas ainsi.

i. Article < Anesthésie ». Dictionnaire de physiologie de Ch. Richet.

De pin?, 91 irrîMAM' il j Avait, la narcose (chloroTorme et morphine) devrait dîmîrmer les symptômes ; l'expérience n* 25 démontre qu'elle ne le fait pa-s.

Les expériences n" 15, 16, 17 et 18, ont eu poor but d'étadier l'effet de l'intoxication cocaïnique et de m'a«surer si celTe-ci ne produisait pas des symptômes semblables â ceux de FIburen». IT est évident qu'une telle cause c^errear était une des premières à éliminer. J'ai démontré qne les phénomènes de Flourena ne peuvent $lre eonfnndUB arvec ceux que produisent la cocaïnïsation générafe.

La méthode que j'emploie pour cocaïnîser les canaux et q«i est indiquée dans mes expériences n" 19 et suivantes, c'est-à-dire l'usage des cristaux de chlorhydrate de cocarne dissons directement dans la périlymphe, m'a toujours donné des résultats très nets et immédiats.

La cocaïne se dissout immédiatement dans le liquide périlymphetique, et comme- celui-ci ne se déplace pas vers le vestibule, mais s'épanche en partie plutôt au dehors, 1» cocaïne, qui se dissout dans la périlymphe qui reste, localise ses effets aux canaux que l'on étudie, comme d'ailleurs mes expériences le démontrent amplement. C'est san» doate- par diffusion que la cocaïne arrive au contact de l'endôthélium endolympha tique.

Mes expériences n°' 5, 6, 7, 8, 9 et 10 démontrent, comme de Cyon l'avait déjà fait, que l'écoulement de la périlynaphe ne produit pas ea lui-même des symptômes ; o'est l'irritation du milieu ambiant qui les produit et cela iardigement et faiblement.

Les symptômes ne sont pas dûs non plus à la cocaïnïsation. ai à la lésion du cervelet, car mon expérience s? ii4

dans laquelle je cocaïnîse directement cet organe, a été négative, et il est un fait connu que la lésion même profonde du cervelet ne produit pas les symptômes si caractéristiques de la lésion des canaux semi-circulaires. . La cause des symptômes ne doit pas non plus être, cherchée dans l'augmentation de la pression endolymphatique par TefTet astrictif de la cocaïne, car i° ces symptômes sont variables selon les canaux cocaïnisés, et 2o le nitrite d'amyle qui dilate les vaisseaux et réagit contre ce^ effet astrictifne change ni ne diminue les symptômes (Voir Expérience n° 24).

Dans mes premières expériences d'anesthésie des canaux j'étais toujours fort étonné de ne pas observer une diminution nette des symptômes au bout de peu de temps. Une fois l'effet de la cocaïne disparu, il n'y avait pas de raison pour que les symptômes persistassent et je me mis à la recherche de la cause de cette persistance.

Je m'aperçus que quand je fermais la plaie cutanée peu de temps après l'opération et surtout quand je la fermais avec soin, les symptômes s'atténuaient d'une façon très nette dans l'espace d'une heure environ

Suivant alors le conseil qu'a bien voulu me donner M. le Professeur Delage je fermai les canaux osseux aussitôt après l'opération avec de la gomme arabique en solution très épaisse et quelquefois après la suture de la plaie cutanée je collai contre celle-ci avec la même solution de gomme un peu de coton hydrophile. J'eus alors la satisfaction dans presque tous les cas de voir les symptômes se dissiper entièrement en peu de temps. J'avais ainsi supprimé l'irritation du milieu ambiant qui ne venait plus

;aractére dérouleur, de n)adai»e <qtu accompaf^e ion de foDction, M. Ch. Véré a démontré ces effets ts études sur la sensation et le mouvement (i). iboUtî<m de ronctimi produit luie dùÙDuUon defor- «t probable que les violeDl« symptônes observés a lésion ou l'aneslhésie de« canaux ne sont violents ipparence : l'aninial ne «entant pas les mouvements 'complit, ceux-ci dépassent le but et paraisgenl '.s. C'est d'ailleurs ce qu'on observe dans les moûts des jambes de« ataxîques quoiqu'il y ait diminula force musculaire.

j mouvements, dit M.deCyonen parlant des mouvele la tête et du corps, semblaiest être de véritables sions produites par des excitations réflexes très in- ... Mais cette explication laissait place à une objecidamentale : elle ne rendait pas compte pourquoi >n d'un seul ctmal ou celle de deux canaux du même : produit pas ces mouvements violents de la tète.

Férè. Sensation et a-ottireiiieal.Aican, Paris, 1SS7. «TouUs seasaiclles, audilives, guslalives, géaérales, olfactives tic. oot une Damogénique, en d'aulreK Icnnes s'sccompagoeaL d'un déreloppelergie poteulivlle qui passe â l'ëlal ciaélique el se traduit par te:>talions motrices susceptibles d'élre mises ea évidence uiéme irocédês grossiers comme ta dynamomélrie >... < Les eicitalioas les ÏDternes peuTenl détrrniiner une dynamot|éaie analogue. C'est le piacemenl, même peu énergique, d'une des lèvres du col de l'ui est, comme on le sait, insensible ■ l'étal normal, est susceptible liner une augmentation considérable de U force de pression. Cette OD est propre à montrer qu'une cicilation n'a pus besoin d'être HT déterminer une action mécanique. > L'auteur ■ déaKmlré égaleles seosatiODG agréables s'accompagnent d'une augmeiitation de tandis que les désagréoiiles s'accompagnent d'une diminutioii.

C'est pour aller à l'encontre de cette objecti admis, en outre, que k section bilatérale des c duil un vertige auditif. •» Je dois avouer que prends pas une telle hypothèse et surtout ai le iiulaire est le nerf de l'espace.

La théorie de Flourens trouva des contradie Dents.

Schiff refusa de l'admetlre et nia, avec l'éne caractérisait, la division du nerf auditif en deu; tincts.

Mais celle négation tombe devant les étude ainsi que de celles d'Erlitzky qui démontrent deux nerfs distincts dans leur structure (Voir pliie 113 a).

En outre Schiff prétendit, contrairement à quard, que la lésion des nerfs acoustiques ne pas les phénomènes de Flourens. Mais à cela je dre par les nombreuses expériences positives logistes et par celle de Kreidl. Le chat dont c sectionné les nerfs acoustiques présentait encoi tôuies un an après l'opération. (Voir Bibliot a). Pourquoi le chat de Kreidl n'avait-iU pas pris à contpenser la perte de ses labyrinthes font les chiens d'Ewald? c'est ce que je ne pui Pour Brown-Séquord les mouvements désoi sécutifs à la section des canaux semi-circulaii à une action réflexe par irritation des nerfs v Lœwenberg arrive aux mêmes conclusions.

Je ne puis partager leur opinion, car les chez certains animaux, par exemple les pige

lent plus longtemps que ne peut durer Tirritation. De plus, comme de Cyon Fa déjà fait remarquer, cette explication ne rend pas compte pourquoi la section d'un seul canal ou de deux canaux du même côté ne produit pas les symptômes avec la même violence que la section bîatérale de deux canaux correspondants.

Quant à la théorie de Goltz, M. Delage (1) a démontré que ce sont les sensations musculaires de l'appareil oculomoteur et non les sensations des canaux semi-circulaires qui nous renseignent sur la situation de notre tête par rapport à ses axes.

Les objections de Bôttcher et de Lussana ne peuvent plus être soutenues aujourd'hui. Ces expérimentateurs prétendirent que les phénomènes de Flourens étaient dûs à la traction produite sur le tronc nerveux vestibulaire, et que la section des canaux faîte avec soin ne produisait aucun trouble de l'équilibre.

Je crois avoir apporté le plus grand soin à la section des canaux, me servant d'un couteau à lame très fine et à bout très tranchant que j'introduisais dans le canal osseux par une petite ouverture. En appuyant le tranchant sur le canal membraneux contre le canal osseux je ne produisis aucune traction sur les canaux et cependant j'obtins des symptômes nets et caractéristiques.

Mais le fait que les symptômes^obtenus par la cocaïne, alors qu'aucun traumatisme n'a été produit, répond, je crois, encore plus catégoriquement à ces objections.

Quant à la théorie de de Cyon, je dois admettre qu'au

1. Y. Delage. Illusions statiques et dynamiques. Arch. de zoologie ex" périmentale, 2* série, t. IV, p. 564.

premier abord je fus si séduit à la lecture de son travail par l'idée du « sens de l'espace idéal » que je me sentis tout disposé à accepter sa manière de voir. Mais en étudiant la question de plus prés et surtout en me basant sur mes expériences personnelles ainsi que sur celles de mes devanciers, je fus amené à rejeter cette théorie comme des plus improbables quoique séduisante.

Mes expériences dans un grand nombre de détails n'étaient pas en accord avec celles de M. DECyon.

« Aussitôt, dit l'auteur (1), que le pigeon, après la section ou l'ablation des canaux senii-circulaires, parvient à pouvoir marcher sans difTiculté, il va se réfugier dans quelique coin obscur et y reste immobile, à moins qu'une cause étrangère ne le force à abandonner sa retraite. De prime abord on pourrait supposer que l'animal, dont la faculté de se maintenir en équilibre est profondément troublée, ne cherche qu'un point d'appui contre le mur. Il est facile de se convaincre que tel n'est pas le cas ; au lieu de s'appuyer contre le mur, le pigeon se contente de diriger la tète vers lecoin obscur et de rester dans cette position. » £n agissant ainsi les pigeons chercheraient à «: se soustraire au désaccord entre l'espace vu et l'espace formé par les sensations dues aux canaux semi-circulaires. »

Je n'ai jamais observé ce phénomène j de plus, je mis des pigeons opérés dans une armoire en laissant un des battants ouvert — Us restaient dans la partie éclairée et ta tête tournée vers le jour. Ils ont besoin de la vue pour

1. E. de CjoD. Becherchst lur lei /onctiont de» canaux »tmi-eircalai' re: Thèse de Paris, 1878.

compenser la perte de leurs labyrinthes, comme Ewald l'a démontré pour les chiens.

Mais M. DE Cyon, n'est-^l pas à cet é(|ard en contradiction arec lui-même ? Après avoir enlevé les six canaux membraneux, (abolissant ainsi complètement le sens de l'espace), dans une quinzaine à une vingtaine de jours « le pigeon, dit-il, devient intéressant ; l'impression générale qu'il produit est celle d'un animal qui commence à apprendre à se mouvoir, à se tenir debout etc. Pendant cet apprentissage, le pigeon a besoin du concours de ses autres sens, surtout de la vue. Il suffit de lui fermer les yeux à l'aide d'un petit bonnet passé par dessous sa tête pour qu'il perde instantanément tous les Fruits de sa nouvelle éducation. »

Mais si la théorie de de Cjon était vraie le pigeon, au point de vue de sa représentation de l'espace idéal, serait absolument dans le même état quinze ou vingt jours ou même des années après l'ablation de son organe de l'espace. Il devrait donc continuer toujours à chercher à se soustraire au désaccord entre l'espace vu et l'espace idéal.

Si je n'ai pas observé que les pigeons recherchaient l'obscurité, j'ai observé au contraire très nettement qu'ils cherchaient à demeurer aussi calmes que possible^ et ;ela se comprend étant donné le grand trouble que chaque mouvement provoque.

J'eus des résultats négatifs dans une expérience qui lonna des résultats posiUfs à M. de C^on.

Pour déterminer l'influence qu'une position anormale de 1 tête pouvait exercer sur ta régularité des mouvements, I flzait la tête à la peau par quelques sutures, de manière

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zewicz et de Steiner ne prouvent rien contre la fonction des canaux semi-circulaires,

« J'ai posé en principe, dit Claude Bernard (1), qu'il n'y a jamais de mauvaises expériences; elles sont toutes bonnes dans leurs conditions déterminées, de sorte que les résultats négatifs ne peuvent infirmer les résultats positifs. » On doit donc pouvoir trouver des raisons qui expliquent ces résultats négatifs.

Les expériences des auteurs cités ont été faites principalement chez des poissons, des squales, et nous savons qu'il existe une suppléance fonctionnelle entre le labyrinthe et les organes latéraux des poissons, organes qui sont des labyrinthes rudimentaires. De plus, les otocystes des poulpes, des Crustacés, etc. remplissent les mêmes fonctions que le labyrinthe des Vertébrés, dont ils sont les précurseurs phylogéniques, c'est-à-dire qu'ils sont les or ganes de la locomotion et de l'équilibre, comme l'a démontré M. Delage. Eh bien, cet auteur observa que les troubles de l'équilibre après la section des otocystes se produisaient seulement quand on supprimait la vue. Cependant la perte de celle-ci ne suffit pas à elle seule à produire ees troubles, elle leur permet seulement de se montrer.

Il est probable que les animaux de Kiesselbach, de Tomaszewicz et de Steiner auxquels ces expérimentateurs n'avaient pas aboli la vue, suppléaient en partie par cette fonction à leur perte des canaux.

Bon nombre de physiologistes ont admis une connexion fonctionnelle entre les canaux semi-circulaires et le cerve-

i. Claude-Bernard. La science expérimentale^ Baillère, Paris.

let. Dans Pétat actuel de nos connaissances, pouvons-nous admettre que les canaux soient Torgane périphérique d'une fonction dont le cervelet est l'organe cputral?

Je crois que nous ne pouvons rien affirmer encore quant aux fonctions du cervelet.

Que le cervelet soit l'organe de l'âme (Malacarne), de la sensibilité (La Peyronie, Pourfour du Petit, Piiïel, Courmont etc.) ou de l'instinct sexuel (Gall), ce sont des opinions niées maintenant à la presque unanimité. Celle de Flourens et de Ferrier — organe coordinateur des mouvements de locomotion, a réuni beaucoup de suffrages. Mais la théorie qui aujourd'hui tend à supplanter les autres, c'est celle qui fait du cervelet l'organe du tonus ou de \§L force musculaire.

Nous en voyons peut-être le germe dans l'idée de Roland ( I ) qui compare son action à celle d'une pile voltaïque .

Manuel Leven et Auguste OUivier (2) à part leurs expériences de piqûre et de lésions cérébelleuses observèrent des cas pathologiques chez l'homme dans lesquels il y avait de l'affaiblissement musculaire ; la station et la marche étaient difficiles ou impossibles, cependant les malades étendus dans leurs lits pouvaient faire des mouvements coordonnés des membres.

« Hughlings Jackson », dit M. Marinesco (3), — « et en cela il reproduit les idées du philosophe Spencer-pense

1. Roland. Saggio sopra la vera struttura del cervello, 1809.

2. M. Levea et A OUivier. Recherches sur la physiologie et la pathologie du cervelet. Soc. de Biol., 1862, p. i23.

3. G. Marinesco. Physiologie da cervelet et ses applications a la neu ropatologie» Lettre d'Angleterre, Sem. méd,, 27 mai i896t

qu'à l'état normal le cerveau et le cervelet exercent une action antagoniste sur la musculature du corps : l'action du cervelet est continue^ tonique ; celle du cerveau au contraire, est intermittente et clonique. » Bastian et Gowers ont émis des idées sensiblement analogues sur les fonctions du cervelet, et des faits cliniqfues ont apporté depuis de nouvelles preuves à cette manière de voir.

Pour Bastian (i) le cervelet est un centre moteur qui renforce et régularise la distribution des courants centrifuges dans les actes volontaires et automatiques ; sa fonction est de décharger, pour l'exécution de ces mouvements, de l'énergie musculaire.

D'ailleurs les expériences de Luciani apportent un appui solide à la théorie de Jackson-Bastian. « L'auteur talien, dit M. Marinesco (2) est le premier qui ait réussi à garder pendant longtemps des animaux privés de cervelet. Il distingue les phénomènes constatés chez eux, après l'ablation de l'organe entier ou d'un seul lobe, en phénomènes d^ irritation et phénomènes de déficit. Ce sont ces derniers qui dépendent directement de l'absence totale du cervelet ou de quelqu'une de ses parties. Ils sont désignés sous les noms d*asthéniey atonie et astasie.... II s'ensuit que les muscles sont plus flasques (atonie), que la contraction musculaire a diminué d'énergie (asthénie), qu'enfin les mouvements ne sont plus fusionnés, leur sommation étant imparfaite (astasie) ».

On me pardonnera cette petite digression; elle a pour

I. H« Chariton Bastian. Le cerveau, organe de la pensée chez l'homme lêê animauœ, BibL scientif. Internationale, a. Article déjà cité.

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but de préciser rorientation des esprits sur cette obscure question et de montrer ce qu'en pensent les auteurs les plus autorisés.

Il est évident que si la théorie d'Ewald sur le c tonus labyrinthal » est vraie, il y a un rapprochement à faire entre les fonctions du labyrinthe et celles du cervelet. On pourra dire que les canaux semi-circulaires sont l'organe périphérique et le cervelet Forgane central du tonus musculaire. D'ailleurs les connexions du nerf vestibulaire avec le cervelet indiquent que ces organes doivent avoir une fonction commune. Mais ce ne serait pas nier que le labyrinthe n'ait d'autres fonctions. M. Ewald ne le dit pas non plus puisqu'il fait des canaux semi- circulaires l'organe du sens de la rotation de la tête.

La théorie de Viguier sur le sens de direction qui siégerait dans les canaux semi-circulaires et dont l'excitant physiologique serait le magnétisme terrestre expliquerait mieux que toute autre le pouvoir qu'ont certains animaux de retrouver leur point de départ quand ils s'en sont éloignés à de grandes distances.

Mais je ne puis accepter cette théorie jusqu'à ce qu'il soit démontré que l'aimant ait une action réelle sur la matière organique ou que nos nerfs y soient sensibles.

D'après Gh. Féré (i) certaines hystériques auraient une sensation de vent quand on approche de leur corps un aimant. Nous savons que ces femmes ont une sensibilité beaucoup plus grandes que les personnes normales.

Nous n'ignorons pas non plus que les animaux ont cer-

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