II
Cette figure est surfisaiiimeiil claire par elle-même pour
pouvoir se passer d'une description détaillée. Qu'il sufTise
de dire que les cils des cellules sensorielles des crêtes
Fig. 8.
Co ipe perpendiculaire d'une lâche acoustique du lapin (d'après Ranïier). 1, cellules seusorielles. — 2, cellules de soutien. — 3, cellules baaalcs. — 4, groupe de cils des cellules sensorielles. — 5, culicule ou limilanle interne. — 6, membrane basale ou limitante externe. — 7, chorion coonecl;f dj BBcculo. — 8, fibres nerveuses, se dépouillant de leur myéline en l la membrane basale et allant former le plexus basa! 9.
acoustiques s'accolent par (/roupcs formant des pinceaux compacts et rigides qui s'élèvent au-dessus de la surface papillaire. Tandis que les papilles utriculaire et sacculaire sont saupoudrées de corpuscules calcaires cristallins qui, chez l'homme, sont à l'état de sable fin ou de poussit^rf (p'iussière auditive de if/'escAs/). Chez les Vertébrés inférieurs, ces cristaux s'agrèqent de manière à former des concrétions plus ou moins considérables, les otolitkes.
Selon Testut les crêtes acoustiqui saupoudrées de ces corpuscules.
Le nerf oestibulaire prend son i tes et taches acoustiques ; ses (Ibres seasorielles qu'elles entourent coir la corolle d'une fleur; c'est-à-dire q guité avec ces cellules et non en co.
lisant la méthode d'imprégnation dou gent de Cajal, démontra ce fait. Des elles se rendent à l'espace compris
Fig. 9
Coupe IrsnsYBrsale de la crélo acoustLque d'm tetua de rat (d'après Cajal).
A. canal se mi-circulaire. — B. c.réle acousliq
constilui par d«s cellules bipolaires. — D, petit
naat à la partie aupérieure du canal semt-circn!
bipolaire ; b. et e, variélis de cellules ipithilial
KCBMIG
soutien et les cellules basales formant un plexus serré, le plexus basai de Ranvier (fig. 8). Puis elles passent entre jes cellules basales, traversent la membrane basale et aussitôt s'entourent d'une gaine de myéline (Testut).
Ces fibres représentent l'expansion périphérique des cellules bipolaires du ganglion de Scarpa situé sur le tronc du nerf vestibulaire (fig 9. C).
Ramon y Cajal à qui j'emprunte la figure g la décrit de la manière suivante : « La crête auditive apparaît sur une section perpendiculaire et Tony voit pénétrer les fibrilles nerveuses venues des^ cellules bipolaires. résidant aune grande distance de l'épithélium. Les ramifications terminales sont variqueuses ; elles forment à leur origine des petits arcs à concavité supérieure et s'achèvent, non loin de la surface épithéliale libre, par une varicosité.
On remarque aussi dans cette figure des terminaisons nerveuses du même genre en d'autres points de l'épithélium, c'est-à-dire en dehors de la région des crêtes auditives, terminaisons dont nous n'avons pu déterminer la provenance, quoique nous croyons probable qu'il s'agit également des fibrilles du nerf acoustique » (^fig. g, D).
Plus loin, l'auteur ajoute :
« L'expansion extérieure des cellules bipolaires acoustiques est plus épaisse que l'expansion interne et peut être regardée comme un prolongement proloplasmique, tandis que l'expansion interne ou profonde, beaucoup plus fine, peut être considérée comme un véritable cylindre-axe. L'excitation recueillie par les cellules épithéliales est portée aux ramifications du prolongement protoplastnique, et ensuite au corps de la cellule bipolaire et à sa
fibre nerveuse. Celle-ci la conduit au buibe où se trouvent sûrement les arborisations terminales du nerf acoustique formant là un nouvel entrelacement /)or confac/ avec une autre série de corpuscules nerveux (i).
Mais n'allons pas si vite ; suivons le nerf vestibutaire hors du labyrinthe. Les fibres venant de la tache utriculaire et des crêtes sagittale et horizontale, se réunissent pour former le rameau supérieur qui pénètre dans le conduit auditif interne par la tache criblée supérieure.
Les fibres qui viennent de la tache sacculaire forment le rameau inférieur qui pénètre dans le conduit auditif interne par la lâche criblée inférieure. Celles qui viennent de la crête transversale forment le rameau postérieur qui gagne le conduit auditif interne par la tache criblée postérieure et le foramen singulare de Morgagni (Testut). Ces trois rameaux se fusionnent pour former le tronc de la branche vestibutaire du nerf acoustique, aussi appelé nerf vestibulaire.
Dans le conduit auditif interne, avant sa rencontre avec la branche cochléenne du nerf auditif, le nerf vestibulaire, comme nous avons vu plus haut, présente un renflement ganglionnaire, appelé ganglion de Scarpa. Les cylindreaxes de ses cellules bipolaires vont rencontrer ceux provenant des ganglions de Corti, formant avec ces derniers un tronc unique, le nerf acoustique. Celui-ci quitte le conduitauditif interne entouré d'une gaine arachnoïdienne, longe le côté interne du lobule du pneumogastrique, con-
1. s. R. y Cajal. Les douveIIks idées EUr la structure du sysfème nerveux chez rhomnie et ohez les Verlibrés. Paris, Reinwald et Cl:.
eiiODS du nerf vestibulai rcbeUeui cl cérébraux.
c les ao} BUS du biilbe et avec les C'
LEGENDE DE LA fig . 10 Cl
A, noyau antérieur.
TA, tubercule acoustique.
B, qojau de Bechlerew.
D, ooyau de Deiters.
I, noyau interne.
CR, corps restiforme, V, racine du Irijumeau.
VI, noyau de l'abducteur.
VII, noyau du racial.
IX, noyau du glosso-pharyngien.
X, noyau du pneumogastrique (noyau s III, uoyau de l'oculo-moteur commun.
OS, oIiTe supérieure.
NT, noyau du corps trapézoîde.
> V\ quatrième ïentricnle, VS, ver mis supérieur.
CD, corps dentelé.
E, emboius.
G, globulus.
T, noyau du loït.
PA, pariétale ascendante.
P, lobe pariétal.
NR, noyau rouge, TH, coucbe optique.
1" n., premier neurone.
2* n., deuxième neurone, n. eup. neurone supérieur.
n. iof., neurone inférieur.
n. moy., neurone moyen.
S-n., troisième neurone.
NV, ner( veslibulaire.
NC, nerf cocbléaire.
— ■ Oo • —
tourne le pédoncule cérébelleux moyen, et se dirigeant obliquement en bas, en arrière et en dedans, se divise en deux racines qui pénètrent dans le bulbe :
a. — La racine antéro^interae ou vestibulaire entre dans la fossette latérale du bulbe, immédiatement en arrière de la protubérance, un peu en dehors du nerf facial et de l'intermédiaire de Wrisberg.
6. — La racine postéro^externe ou cochléenne se sépare de Tante rieure au niveau de la fossette latérale, contourne le corps restiforme en dehors et en arrière et, à la limite du ventricule, se divise en radicules, très variables par leur nombre et par leur volume, qui, faisant éventail, se portent en dedans, traversent le plancher du quatrième ventricule pour arriver à la ligne médiane : ce sont les barbes du calamiis scriptorius. Nous n'avons pas à nous occuper de cette racine postéro-externe qui est purement auditive.
Les centres bulbaires et cérébraux du nerf vestibulaire sont encore fortement contestés. Ceux du cervelet, par contre, semblent certains.
Quelques auteurs prétendent que le nerf vestibulaire est interrompu dans les noyaux du bulbe, d'autres qu'il les traverse sans s'y interrompre, d'autres encore qu'il se rend directement au cervelet par le pédoncule cérébelleux inférieur. Quoi qu'il en soit de ces opinions, nous tâcherons de donner aussi clairement que possible les connexions les plus probables de ce nerf suivant de près la description de M. P. Bonnier (1). La figure schématique n** 10 est empruntée à son livre.