‹ Étude expérimentale des hydrates de gazChapitre 18 sur 33 · CH: CI.6,32H · texte numérisé non relu

CH: CI.6,32H

L'hydrate de chlorure de méthyle ne paraît donc pas avoir une constitution qui le distingue des précédents, et sa composition s’exprimerait par la formule simple CH: CI, 6H20.

Il était à supposer que les cristaux d’hydrate de chlorure de méthyle appartenaient au système régulier. Ils sont, en effet, sans action sur la lumière polarisée et présentent, soit dans l’eau, soit sur les parois des vases, les formes déjà décrites. [ls ressemblent surtout aux cristaux d’hydrate de protoxyde d’azote. '

Les cristaux d’hydrate de chlorure de méthyle provoquent immédiatement, par leur présence, la cristallisation de l’hydrate de protoxyde d’azote ou de l’hydrate sulfureux. Ce résultat semble confirmer l'hypothèse que ces trois hydrates ont la même constitution.

Il est à peine nécessaire de dire que, pour obtenir l’hydrate de chlorure de méthyle, il ne suffit pas que le gaz ou le chlorure liquide soient mis en présence de l’eau liquide, même au-dessous de o°. L’agitation, ou un refroidissement

local amenant la congélation, sont nécessaires, et l’agitation doit être très énergique si le tube dans lequel on fait l'expérience est bien lavé. La présence d’un cristal d'hydrate est toujours efficace.

Le rôle de la glace ne se réduit pas ici à celui d’un corps solide ou d’un corps froid : en effet, le chlorure de méthyle se combine directement avec la glace, et l’hydrate formé ainsi peut alors provoquer la combinaison avec l’eau restée liquide; la glace se trouve être, par suite, aussi efficace que l’hydrate lui-même.

Nous avons mesuré, M. de Forcrand et moi (1), les tensions de dissociation de l’hydrate de chlorure de méthyle au-dessus de o°, jusque vers + 20°. Je ne les reproduirai donc pas ici.

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