‹ Étude expérimentale des hydrates de gazChapitre 23 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans l’ensemble de ces recherches, je suis arrivé aux résultats suivants :

1° J'ai signalé l'existence de plusieurs nouveaux hydrates de gaz, dont quelques-uns possèdent, même à o°, de fortes tensions de dissociation.

2° J'ai montré qu'un certain nombre de corps, liquides dans les circonstances ordinaires, forment avec l’eau des combinaisons cristallisées analogues aux hydrates de gaz.

3° L'étude de la dissociation de ces divers hydrates m'a conduit à reconnaître que, dans certains cas, la présence d’un gaz étranger pouvait n’être pas sans influence sur les phénomènes de dissociation et permettait d'observer encore ces phénomènes au delà de la limite qui paraissait devoir leur être assignée par les propriétés des corps réagissants. J’ai utilisé constamment cette influence des gaz étrangers dans la recherche des hydrates de liquides.

4° L'examen détaillé des propriétés de quelques hydrates m'a permis d'émettre cetie hypothèse très simple que tous les composés de ce genre forment une classe de corps ayant même constitution et présentant des propriétés analogues, parfois presque identiques. J'ai montré, sur trois exemples, que les résultats obtenus dans les analyses antérieures aux miennes n'infirmaient nullement cette hypothèse.

5° Cette manière de voir est confirmée par le fait que les nombreux hydrates soumis à l'examen micrographique ont invariablement présenté la même forme cristalline.

Dès le début de mes recherches, j'ai rencontré, comme beaucoup d’autres, des difficultés expérimentales très grandes, même dans l'étude des composés à faibles tensions. Pour écarter ces difficultés, j'ai dû construire des appareils de recherche permettant de manier commodément les gaz comprimés et liquéfiés et de réaliser toutes les manipulations nécessaires soit à l'étude de leurs hydrates, soit à celle de leurs propriétés physiques.

L'installation expérimentale a été complétée par la construction de deux modèles de manomètres répondant à des besoins différents; j'ai, de plus, indiqué et mis en pratique une méthode générale de graduation des manomètres,

Jai enfin établi une méthode calorimétrique applicable à l'étude thermochimique de tous les hydrates de gaz. Dans un but pratique, j'ai modifié quelques-unes des dispositions du calorimètre Bunsen et montré dans quelles conditions on pouvait obtenir, avec cel instrument, des résultats précis et concordants.

Vu et approuve : Paris, le 31 mars 1896.

LE Doyen DE LA FAGULTÉ DES SCIENCES,

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