Béhal. Traité de chimie organique, 1896, I, p
s'adapter à la traduction graphique de tous les actes vitaux.
On nous objectera peut-être que nos solutions savonneuses étant légèrement alcalines, les variations d’alcalinité du milieu peuvent à elles seules expliquer le phénomène que n° - avons décrit. On sait, en effet, que les muscles de grenouille plongés dans des solutions aqueuses alcalines ou légèrement acides s’hydratent beaucoup ‘plus que dans l’eau pure, et c’est pour cette raison que dans une deuxième série d'expériences, nous avons fait varier la tension de surface avec de l'alcool qui, lui, est bien connu comme déshydratant. Or, étant donné cette. dernière qualité de l’alcool, contrairement à ce qu’elle aurait pu permettre de prévoir, nous avons vu se produire un phénomène identique à celui obtenu avec les savons. (Voir page 64 fig. 3.) Nous répétons encore que seules les différences de tension superficielle peuvent nous permettre d'expliquer ces faits, car l’on ne saurait faire entrer en jeu les différences de tension osmotique.
Bon nombre de faits analogues ont été signalés par Traube et par le professeur Billard. Ce dernier, en collaboration avec le professeur Dieulafé, a notamment montré que l’hydratation des plantes dans des solutions aqueuses à tensions superficielles variables suivait une loi identique à celle que nous venons de décrire (x). Il a également montré qu'une solution de curare toxique
pour un animal est incapable de le tuer si l'on abaisse 1. Billard et Dieulafé. Influence de la tension superficielle des solutions aqueuses sur leur absorption par les végétaux. Société de Biologie, 1904, I.
Brothier 6