‹ Étude Expérimentale et Comparative de l'Absorption VésicaleChapitre 10 sur 42 · PAST EE · texte numérisé non relu

PAST EE

Voici les résultats des recherches faites sur le chien à l’aide du sulfate d'ammoniaque.

4) L’urèthre normal du chien absorbe ce sel d’une facon manifeste.

2) L'absorption se rapproche de celle de la muqueuse vésicale ordinaire. Elle est inférieure à celle du tissu cellulaire. Une injection dans le tissu cellulaire produit les mêmes effets avec le 40° de l'injection destiné à l’urèthre. Dans la vessie au contraire, il faut une solution trois ou quatre fois plus forte à l’état de vacuité, égale à l’état de distension.

L’absorption par la vessie est loin d’être aussi bien

admise.

La muqueuse de la vessie possède-t-elle une faculté absorbante comme d’autres muqueuses? Telle est la question si intéressante et si pleine de déductions au point de vue pathologique que bien des physiologistes se sont posée et malgré tout, ce point est resté un des plus controversés de la physiologie du réservoir urinaire. De nombreuses expériences ont été tentées qui ont abouti à des résultats contradictoires. Beaucoup d'expérimentateurs ontadmis l’absorplion par la vessie, beaucoup l'ont niée.

Voyons les principales étapes, par lesquelles a passé la question et examinons où elle en est aujourd’hui.

Il nous faut encore ici diviser la question et l’examiner séparément pour la vessie saine et pour la vessie enflammée.

Pour la vessie enflammée, tous les physiologistes semblent s’accorder à reconnaître qu'elle absorbe. Si

l'épithélium vésical est alléré d'une façon quelconque, on voit l'absorption des solutions toxiques ou autres déposées dans la vessie, se produire plus ou moins rapidement. C'est même ainsi que les partisans de la non absorption par la vessie saine expliquent les résultats de bien des expériences semblant affirmer la réalité de l'absorption.

Le professeur Guyon l'admet et Alling dans sa thèse où il nie absolument l'absorption par la vessie saine, dit qu'il n'avait qu'à injecter quelques gouttes de teinture de cantharides sur un épithélium sain pour l’enflammer et amener l'absorption.

Cazeneuve et Livon qui ont traité cette question d'une façon toute particulière ont admis l'absorption : « Toutes les fois que la muqueuse de la vessie sera enflammée, le passage des principes urinaires à travers la paroi vésicale devra être redouté », et ils terminent leur travail en recommandant aux praticiens de veiller à la guérison prompte de cette muqueuse vésicale qui peut laisser accès à la résorption des matériaux nuisibles.

Et pourtant si l'on s'en rapporte à une phrase prononcée par Paul Bert le 13 novembre 1869 dans le débat qui s'éleva à l'académie des sciences sur ces questions, il est permis de penser que tel n'était pas l'avis de ce grand physiologiste..

« Demarquay, fait en effet remarquer Paul Bert, ayant fait ses expériences sur des vessies malades a dû trouver l'absorption plus diflicile ». Cette parole ne

semble-t-elle pas donner à penser que Paul Bert jugeait +

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