‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 13 sur 103 · OURS · texte numérisé non relu

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leurs, leur cœur, séparé de ses connexions anatomiques, continue à battre.

Nous disons toutes choses égales d’ailleurs, car lorsqu’on sépare purement et simplement un cœur de l’organisme, il y a non seulement rupture de la continuité anatomique, mais du même coup une perturbation plus ou moins profonde des autres conditions, notamment des conditions physiques, perturbations que nous avons déjà mentionnées à propos du cœur embryonnaire excisé. Nous verrons ailleurs que ces conditions ne sont pas également importantes : elles ont, en outre, une importance variable suivant les espèces animales considérées, importance qui croît avec le degré de perfectionnement et aussi avec la taille des animaux. Pour ne prendre que quelques exemples, le cœur d’Anodonta anatina séparé sans précautions spéciales continue à battre (BRANDT); dans les mémes conditions, celui de Mya arenaria pourra se contracter un quart d'heure, mais si on le rétablit dans ses conditions normales d’humidité et de nutrition, il battra beaucoup plus longtemps (E. YUNG) (1); celui de Aplysia limacina se contractera plusieurs jours, voire toute une semaine (SCHŒNLEIN) (2). Ces mêmes conditions seront insuffisantes pour le cœur d’Octopus vulgaris; son arrêt n’est pas dû cependant à la suppression de ses connexions anatomiques, car, laissé en place, il s’arrête, de même si l’on abaisse la pression sanguine par une hémorragie, et

(1) E. YUNG. — De l’innervation du cœur et de l’action des poisons chez les mollusques lamellibranches. (Arch. de z0ol, CA 2 PRE Lee PA 1, CS Che 724

(2) SCHŒNLEIN. — Ueber das Herz von Aplysia limacina. (Zeitsch. f. Biol., 1894, XXX, p. 187).

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