CHANT
sent (1) nécessairement les contractions, montre bien que ce n’est pas dans les variations de la capacité de réaction que l’arrêt de Stannius a son origine.
L'absence d'effets inotropes ou bathmotropes négatifs met hors de cause l’aptitude à la contraction du segment auriculo-ventriculaire.
Reste la deuxième hypothèse.
La lgature n’a pu que supprimer l'excitation. Comment ?
L’excitation, quelle que soit sa nature, peut étre troublée dans sa production; ou bien elle peut n’étre pas transmise; empêchée de se propager, elle n’a pu parvenir à pied-d’œuvre; cette seconde éventualité résulterait d’une modification négative de la conductibilité de la paroi du cœur (Reizleitungsvermægens der Herzwand); une telle modification existe dans un certain nombre de circonstances physiologiques, pathologiques ou expérimentales : on dit alors qu’il y a action dromotrope négative (terminologie d’'ENGELMANN). Il faut donc déterminer tout d’abord Si ce processus est en cause ici, et, pour cela, étudier l’état de la conductibilité de la paroi du cœur à la suite de la séparation sino-auriculaire.
Comme précédemment, on substitue pour cette étude l’excitant électrique (connu et mesurable) à l’excitant physiologique (2). On fait donc porter un choc d’induc-
(1) On trouvera plus loin l’étude des conditions de cette réapparition,
(2) L’excitant électrique a cet inconvénient qu’on peut prétendre qu’il s’agit là non de la propagation de l'impulsion qui succède à la contraction du point excité, mais à une diffusion de l’excitation électrique plus ou moins favorisée
tion sur un point du cœur, et l’on mesure l'intervalle qui sépare la contraction de ce point de celle d’une région éloignée de l’organe (1) avant et après la séparation du sinus (2).
ENGELMANN a réalisé cette mesure de préférence en s'adressant à un point auriculaire et à un point ventriculaire, en raison de la lenteur relative de la conduction entre les deux cavités qui facilite les mesures précises (3).
par le milieu électrolytique ; mais cette objection ne vaut pas si l’on remarque que cette propagation s’observe dans les mêmes conditions, comme nous l’avons dit plus haut, pour l’excitation mécanique.
D'autre part, l’excitation électrique à cet avantage qu'elle permet la localisation de l’excitation en un point choisi et qui ne change pas au cours des excitations successives.
Dans nos expériences, nous avons réalisé cette condition de manières diverses, notamment en faisant pénétrer dans la paroi du cœur deux aiguilles très fines servant d’électrodes ; dans d’autres expériences les deux électrodes sont constituées par deux anses métalliques qui terminent la partie inférieure du bouchon en moelle de sureau de l’un des leviers cardiographiques.
(1) On sait en effet, depuis GASKELL et ENGELMANN (1877),-que contrairement à ce que pensaient KURSCHNER et BUDGE (1844), l'onde de contraction (comme d’ailleurs le changement d’état électrique), débute à l'endroit ercité ; constatation importante, comme nous le verrons dans l’étude du mécanisme intime de l’automatisme du cœur.
(2) Pour cela, on suspend les deux régions du cœur considérées à deux leviers inscripteurs ; on peut, sur le graphique, voir s’il y a propagation de l'excitation et, dans ce cas, mesurer directement la vitesse de ‘conduction.
(3) Comme la durée de l'intervalle As Vs est pour une part fonction de la fréquence, il est nécessaire de réaliser, après la ligature, un rythme artificiel semblable au rythme normal