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établi d’une façon qui semble irréfutable les fonctions du récurrent et du nerf laryngé supérieur : mais ils ont fourni fort peu de notions sur la fonction phonatoire de la glotte considérée comme instrument vibrant. Même dans ces derniers temps les vivisections remarquables de Krause' et de Hooper ? restent passibles de la même remarque, en ce sens qu’elles fournissent des données neuves et capitales sur les modes de l’innervation larygienne, mais ne tiennent aucun compte des phénomènes physiques de la phonation glottique. En cela tous ces maîtres ont grandement raison.
Jelenffy*® développe les motifs qui lui font rejeter lexpérimentation sur l'animal pour l’étude des fonctions vocales de la glotte. Je me range pleimement à son avis, et dans le cas actuel je propose les objections suivantes contre la méthode de vivisection du larynx :
4 Chez les animaux, on peut étudier le son en lui-même, c’est-à-dire un ton donné, mais non point l'ascension ou la descente du son qui constitue la gamme.
Car, d'une part, il est impossible de faire faire une gamme à un chien comme à un chanteur sur qui on expérimente.
Et, d'autre part, pour tenir un son filé, il faut un grand eflort de volonté qu’on ne peut inculquer au chien; de telle sorte que si, dans le cours d’une expérience il se produit une modification vocale, il est
1. Krause. Ueber die Beziehungen der Grosshirnrinde zu Kehlkopf und Rachen, in Berliner Akad. Sitzungsber. phys. math. Klasse, 1882, 1°: novèmbre, et Arch. für Anatomie und Physiologie de Du Bois-Reymond. Leipzig, 1884, n° 3.
2. Hooper. La fonction respiratoire du larynx humain, in Ann. des maladies de l'oreille, du larynx, etc.; t. XI, 1885, p. 183.