IV. — DE LA PRODUCTION DE LA VOIX DE POITRINE
EXPÉRIENCE XI. — Si, sans rien changer à l'expérience, tandis qu'on continue à souffler avec la même force, on vient à appuyer de chaque côté de la glorte les mors d'une pince en T, en exerçant une légère pression de dehors en dedans, et surtout en ayant soin de se placer sur la limite exacte de séparation de la couche musculaire et de la couche fibreuse, frontière facile à voir par transparence, le son se modifie dans son timbre, dans sa hauteur.
En cela je suis absolument d’accord avec Mueller!, qui nous dit :
« Pour produire la voix de poitrine, dans laquelle la largeur entière des cordes vocales et toutes les parties environnantes vibrent violemment, et pour exclure la voie de fausset, dans laquelle les cordes ne vibrent que par leur bord seulement, il faut nécessairement que les ligaments de la glotte éprouvent une compression latérale que le muscle thyro-arylénoïdien exécute pendant la vie, mais qu’on opère sur un larynx préparé à l’aide des branches d’une paire de pinces. Dans les expériences simples, une compression latérale légère suffit pour produire le registre de la voix de poitrine sur le larynx détaché du corps. »