VI. — DES VARIATIONS DE HAUTEUR DU SON PAR TENSION AÉRIENNE
EXPÉRIENCE XXIII. — Les cordes vocales étant maintenues à un degré fixe de tension musculaire, en variant la pression de l'air expiré on peut faire varier dune quarte la hauteur du son.
EXPÉRIENCE XXIV. — Ceite modification du son se
fait plus aisément dans les notes basses que dans les notes aiguës; dans l’octave inférieure elle peut être d'une quinte, tandis que düns l’octave supérieure elle est difficilement de plus d'une tierce.
EXPÉRIENCE XXV. — Lorsque, avec une pression moyenne, on à atteint la note la plus haute fournie par la tension musculaire maxima, on peut encore hausser le son d’une à deux notes en augmentant la force du souffle.
cts Krpé à
ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LA PHONATION. d9
EXPÉRIENCE XXVI. — Lorsque, avec une pression moyenne, on à atteint la limite inférieure de relàchement des cordes vocales compatible avec un son musical, on peut, en diminuantibeaucoup la force du souffle, faire descendre ce son d'au moins trois notes.
EXPÉRIENCE XX VIT. — Quund le son monte par simple
accroissement de la force du souffle, sans augmentation de la tension musculaire des cordes vocales, la glotte est d'autant plus large, et les cordes vocules d'autant plus bombées que le son est plus élevé.
Geci a tout l’air d’un paradoxe, que la glotte soit d'autant plus large que le son soit plus élevé : rien n’est plus vrai cependant. Je me borne ici à constater ce fait, qui nécessite de longues explications que je donnerai plus loin à deux reprises : quand je montrerai que le degré d’occlusion glottique est absolument indifférent à la hauteur du son, et quand je cherchera à mettre en relief le rôle capital et cependant peu remarqué que joue la tension aérienne dans l'acte de la phonation.
EXPÉRIENCE XX VIIL. — Les modifications du son par variations de la pression aérienne se produisent beaucoup plus facilement dans le registre de fuusset que dans le registre de poitrine.
EXPÉRIENCE XXIX, — Le larynx étant en position de voix de poitrine (action de la pince) et donnant par exemple UT:, si l’on augmente la force du souffe, le son conservant le caractère anché monte d’une quarte el atteint le FA; Si l’on souffle alors avec
s SERIE : Lu 2 À le + die à L . vi 2. À a £ [2 { . ‘ 56 ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LA PHONATION.
une force extrême, le son primitif octavie et passe à. PUT ,; mais alors reparait le timbre fûté; la muqueuse seule se met à vibrer ; Pespace glottique fusiforme caractéristique du registre de fausset apparail.
Ce qui revient à dire que, bien que le thyro-aryténoidien reste contracté on peut produire la voix de tête par une expiration violente.
Mais étant donnée la pression considérable que nécessite la production de ce phénomène, je crois que cette expérience s’écarte tellement des conditions normales de la phonation, qu'il n’y à pas lieu d’en tenir compte dans l'établissement d’une théorie.
MA Li da
ses Go tr avt ait MON CSST NDS ar CSA, LE à x p ï t s