‹ Étude expérimentale sur le virus de la septicémie puerpéraleChapitre 11 sur 16 · HI · texte numérisé non relu

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De la disparition de l'activité dans les humeurs pathologiques soumises à la dessiccation.

La virulence persistant d'ordinaire plus longtemps dans les produits desséchés que dans ceux qui sont conservés à l’état humide, 11 était intéressant de savoir dans quelles limites l’agent de la septicémie puer-pérale rentrait dans cette loi commune.

Un doute à cet égard s'était déjà élevé daus notre esprit.

Dès le début de nos recherches, en effet, n'ayant pu de suite nous procurer des humeurs virulentes fraiches, nous avions dû commencer nos essais avec du virus desséché (sang et fausses membranes) datant déjà de quelques mois, virus que nous devions à l’obliseance de M. le professeur Chauveau, qui s’en était lui-même servi dans ses propres expériences toujours avec un plein succès.

Ce virus desséché fut trituré dans un mortier et dilué avec une faible quantité d’eau distillée.

La dilution filtrée sur un linge fin stérilisé fut imoculée dans le péritoine d'un lapin, d'un cobaye et d’une souris blanche, à la dose d’une demi-sermgue de Pravaz pour chaque sujet.

Ces moculations restèrent négatives.

Procédant toujours de la même façon, je fis encore sans succès deux nouvelles tentatives.

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A la même époque, ayant pu me procurer du virus frais, je voyais mourir rapidement ces lapins sous l'influence du pus deslochies. C'était pour moi une preuve que le virus conservé depuis quelques mois n'avait plus une virulence mortelle, et même n'était pas capable de produire l’immunité chez les sujets qui l'avaient reçu en injection dans leur séreuse péritonéale.

Bien que ces expériences nous fassent déjà soupconner que l’agent septique de la septicémie puerpérale perdait sa virulence par la dessiccation, elles ne nous suffisaient pas pour affirmer qu'il en était toujours amsi. |

Nous pouvions d'ailleurs nous trouver en présence de faits particuliers et dans des conditions spéciales à nous inconnues.

Ces expériences devaient donc être reprises et suivies d’une manière rigoureuse.

Dans ce but, ayant eu de très belles inoculations positives avec un virus récemment pris dans le vagin, puis avec un autre recueilli dans la cavité péritonéale de femmes dont l’une était encore malade, tandis que l’autre venait de succomber, nousavons recueilll avec beaucoup de soins le pus et les fausses membranes que ces moculations avaient produits chez des lapins.

Outre ces productions virulentes, nous avons recueilli du sang dans la veine sushépatique.

Etendues sur des lames de verre où elles se desséchérent progressivement, ces humeurs septiques furent conservées à l'abri de l'air et à la température

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ambiante pour être utilisées quelques mois plus tard.

Examinées au microscope, elles furent trouvées très riches en microcoques, et leur virulence à l’état frais fut prouvée par la mort des lapins qui en recurent une faible dose en injection intra péritonéale.

Au bout de deux mois, je résolus d’inoculer ces virus desséchés. Pour cela, je raclai avec un scalpel les plaques de verre sur lesquelles ils étaient déposés ; je les triturai dans un mortier ; puis, après les avoir délayés dans l’eau distillée et filtrés, j'injectai dix gouttes de la dilution à deux lapins dans la cavité péritonéale. Aucun d'eux n’en parut imcommodé. Rémoculés, dans la suite, chacun avec cinq gouttes d’un bouillon de culture, ils succombèrent rapidement.

D’après nos expériences et jusqu'à plus ample imformation, nous croyons donc pouvoir avancer que par la dessiccation l'agent de la septicémie puerpérale perd, en très peu de temps, sa virulence et partant son action nocive.

Nous reviendrons, d’ailleurs, encore sur cette question à propos du chauffage du virus desséché et conservé.

Le virus de la septicémie puerpérale est done un de ceux qui peuvent se détruire spontanément en se desséchant sur les objets qui le recoivent.

Destruction de la virulence dans les humeurs pathologiques soumises à l'activité de la chaleur,

Ayant recueilli sur un lapin offrant de magnifiques lésions des fausses-membranes, du liquide péritonéal et du sang des veines sushépatiques, je délayai le tout dans de l’eau distillée.

La dilution filtrée fut répartie en cinq parties égales ; dix gouttes de l’une furent immédiatement inmjectées dans le péritoine d’un lapin que j'appellerai le sujet témoin.

Il était nécessaire, en effet, pour donner à l'expérlence que je me proposais la rigueur désirable, que j'eusse la preuve non équivoque de l’activité du virus dont je voulais étudier la résistance à l’action de la chaleur.

Le sujet témoim mourait au bout de quatre jours dans des conditions telles, que je ne pouvais douter de l'activité du virus employé.

Quant aux quatre autres parties de virus dilué, équivalant chacune à deux centimètres cubes, je les ai enfermées séparément dans des tubes homæopathiques préalablement stérilisés, et j'ai soumis ces tubes pendant dix minutes à des températures différentes.

Pour cela, ils étaient maintenus entiérement plongés dans une marmite d’eau chaude, dont la tem-

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pérature était maintenue à un point constant par un régulateur Schlæsinge.

Le premier tube de virus fut porté pendant dix minutes à + 40 ;

Le deuxième à + 50;

Le troisième à + 60;

Le quatrième à + 70.

Et afin que l'action de la chaleur ne se prolonseat pas au delà des dix minutes que nous avions fixées, nos tubes. étaient plongés immédiatement à la sortie du baim dans un grand vase plein d’eau froide.

Les quatre dilutions de virus ainsi traitées furent inoculées à la dose de dix gouttes dans la cavité péritonéale de quatre lapins vigoureux.

Le sujet inoculé avec le virus chauffé à + 40 est mort au bout de six jours. Celui imoculé avec le virus chauffé à + 50, au bout de treize jours. Le troisième, inoculé avec le virus porté à 60, succomba au bout de quinze jours ; le dernier qui avait été inoculé avec le virus chauffé à-+- 70, n’a pas succombhé, il a simplement présenté un peu de malaise et de diarrhée. J'airéimoculé cet animal six fois, tant avec des produits septiques prischez dessujetsayant succombé à l'infection puerpérale, qu'avec des cultures artificielles extrêmement actives; jamais je n'ai pureproduire chez lui la moindre fatigue.

Sacrifié six mois après l’inoculation du virus chauffé à + 70. Je n'ai trouvé à l’autopsie qu'un peu d'hypertrophie des ganglions abdominaux ; une très légère trace d’un abcès ayant autrefois ‘existé dans

la paroi abdominale et un épaississement avec coloration blanchâtre d'une partie de l’intestim.

Déjà, avant nous, M. le professeur Chauveau avait remarqué que les humeurs contenant le micrococcus puerpéralis perdent leur activité, et cela d'autant plus que la température est plus élevée et son contact plus prolongé. Mais la température employée par M. Chauveau n'avait pas dépassé + 60,

Ces faits fort intéressants prouvent donc que l'exposition du virus à la température de + 70 pendant dix minutes ne suffit pas à le tuer. Envisagés en série, ils apprennent que le virus puerpéral subit une atténuation proportionnelle à la température à laquelle on le soumet, fait déjà observé par M. Chauveau pour le bacillus anthracis, etpar M. Arloimeg, pour le charbon emphysémateux du bœuf. Ils montrent même qu'à un degré déterminé le virus est assez atténué pour ne pas tuer l'animal etlui conférer une immunité non discutable. À une température plus élevée, il peut être complètement détruit.

Mais 1l ne nous suffisait pas de savoir que le virus puerpéral chauffé à + 70 était resté une fois imactif. (Nous avons vu depuis qu'il avait conféré-une véritable immunité.) Nous avons voulu voir si une nouvelle expérience, faite dans les mêmes conditions, nous donnerait le même résultat et en même temps nous tenions à déterminer le plus exactement possible le point précis ou le virus cesse de tuer le lapin.

Le virus chauffé à + 60 ayant donné la mort et celui chauffé à + 70 ayant laissé survivre le sujet, nous avons pris le degré intermédiaire, c'est-à-dire

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Nous nous sommes placé le plus strictement possi-

* ble dans les mêmes conditions qu'à notre précédente

expérience et l’inoculation n'a produit chez notre sujet qu'un peu de diarrhée.

Lui aussi a résisté à plusieurs inoculations de cultures très actives.

Quant aux virus chauffés aux températures de + 80, + 90, + 100, ils ont été imoculés sans produire aucun trouble chez les sujets qui les ont reçus.

Bien plus, ces sujets ont succombé dans la suite à une seule moculation de culture.

Ils n'avaient donc reçu aucune immunité et le micrococcus était bien réellement détruit dans les virus qui avaient été portés à ces hautes températures. J’employai le même procédé vis-à-vis de mes bouillons de culture, que je soumis pendant dix minutes aux températures de + 90, + 100 et + 120, et je pus me convaincre que ces températures détruisaient complètement l'influence nocive du microcoque.

Destruction du virus sec par la chaleur.

Quoique persuadé par mes expériences précédentes que le virus puerpéral s'atténuait en vieillissant , je voulus cependant mettre ce virus desséché en contact avec la chaleur comme je l'avais fait pour le virus frais.

Or, comme d’après les remarques des expérimen-

tateurs les microbes sont plus difficiles à détruire lorsque les substances qui les renferment sont desséchées que lorsqu'elles sont fraîches, j'ai expérimenté à des températures plus élevées que pour le virus frais, toujours en me servant des mêines appareils et en m'entourant des mêmes précautions.

Mis en quantités sensiblement égales dans quatre tubes de verre, le virus (parcelles de sang, de fausses-membranes et de liquide des séreuses desséchés) fut chauffé aux températures de 4-70, +80, + 90, —+- 100, pendant l’espace de 10 minutes.

. Les imoculations intra-péritonéales. pratiquées à quatre lapins moyensrestèrentsans résultats ; à peine un ou deux de ces animaux ont-ils présenté un peu de diarrhée, mais ils n’ont jamais cessé de manger et de se bien porter.

Réimoculés deux mois après avec une culture active, ils ont succombé tous les quatre en l'espace de 24 heures avec les symptômes et les lésions de la péritonite suraiguë.

Le micrococcus septicus puerpéralis fait donc bien exception à la règle générale, il perd ses propriétés par la simple dessiccation au lieu de les conserver, et si maintenant on fait intervenir l’action de la chaleur sur ce virus desséché, on devient parfaitement sûr qu'il sera tout à fait inoffensif.

Aclion de différents antiseptiques sur les humeurs pathologiques,

Miquel (1), dans son excellent travail sur les organismes vivants de l’atmosphère, poussant plus avant des recherches qui n'avaient été qu'ébauchées par Lœuwenhoek,Ehremberg, Gaultier de Chaubry,Baudrimont, Angus Smith, Hoog, Berkeley et Pouchet, démontra d'une facon irréfutable que l'air ambiant est toujours chargé d’une quantité plus ou moins considérable de corpuscules minéraux ou végétaux et de débris de toutes sortes du règne animal ou végétal.

C'est surtout dans l'air confiné des habitations, des hôpitaux, des égouts,que l’onrencontre,outre ces détritus, des quantités mnombrables de germes des différents organismes inférieurs, comme l'avaient déjà montréles expériences de Dundas, Thompson, de Pasteur, de Bourdon Sanderson et de Tyndall.

Dans ces milieux, on trouve des microorganismes à l’état de germe et à l’état adulte sous la forme de microcoques de bactéries, de bacilles et de vibrions.

Témoin, les résultats obtenus par Miquel, qui est parvenu à isoler et à cultiver ces organismes.

Désireux de détruire l’action nocive de ces êtres inférieurs, Miquel étudia d’une facon générale le

4) Miquel. Les organismes vivants de l'atmosphère. Thèse de Paris, ë

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pouvoir antiseptique des substances les plus employées en médecine. D'après les résultats qu'il a obtenus, il divisa les substances bactéricides, suivant leur degré de force, en éminemment, très fortement, fortement, modérément, faiblement et très faiblement antiseptiques.

Les recherches de Miquel peuvent servir de guide dans le choix des antiseptiques à opposer aux virus animés.

Mais il serait dangereux de croire qu'un agent classé dans la série générale des antiseptiques à une place de faveur puisse être opposé indistinctement à tous les virus.

Et cependant un certaim nombre de médecins et chirurgiens se servent indifféremment de substances antiseptiques de leur choix et les appliquent à tout venant.

Nous sommes persuadé, au contraire, que chaque antiseptique répond à une indication spéciale et n’est réellement efficace que lorsqu'il la remplit.

Qu'il nous suffise de citer à l'appui de notre opipion les résultats obtenus par MM. Arloing et Cornevin dans leurs recherches sur le charbon, emphysémateux du bœuf, et ceux consignés dans la thèse inaugurale du docteur Courboules {1} sur la septicémie gangreneuse.

Il y est dit, en effet, «que des solutions considérées comme très actives et que M. Miquel, du labora-

(1) Contribution à l'élude de la nature et de la prophylaxie de la septicémie gangreneuse, Docteur Gourboules, Thèse de Lyon, 1883.

toire de Montsouris, a encore dernièrement placées au premier rang parmi les antiseptiques, ont donné de très mauvais résultats. »

Miquel, d’ailleurs, ne se faisait pas illusion sur la valeur réelle de son tableau des antiseptiques ; cette phrase de son livre le prouve suffisamment :

« Les microbes ayant une énergie vitale fort inégale, 1l serait désirable de multiplier, à l'exemple des travaux de MM. Arloinmg, Cornevin et Thomas et de plusieurs autres expérimentateurs habiles, des recherches sur le pouvoir destructeur qu'exercent les divers antiseptiques sur les germes de chaque virus figuré en particulier. »

Quant à nous, c’est le but que nous nous proposons relativement au virus de la septicémie puerpérale, attendu que les préférences accordées jusqu'ici à tel ou tel antiseptique ne reposaient que sur des idées empiriques et non sur l’expérimentation scientifique.

On sera, sans doute, longtemps encore avant d'avoir déterminé l’action propre de chaque antiseptique ; c'est là, une voie ardue qui, bien suivie, donnera, je n’en doute pas, d'excellents résultats.

Quoi qu'il en soit, nous conformant aux Imdications données dans les tables de Miquel et de Nicolaï Jalan de la Groix (1), nous avons soumis le virus puerpéral aux antiseptiques réputés les meilleurs, aux antiseptiques les plus faciles à employer, à ceux qui

(4) Nicolaï Jalan de la Croix. 20 janvier 881. Table des antisep-

tiques.

offrent le moins de danger pour les organes soumis à leur contact.

C'est en faisant cette étude que nous avons affermi la conviction que nous émettions tout à l'heure, à savoir que les antiseptiques considérés comme les plus puissants n’exerçalent néanmoins aucune action sur certains virus.

Il était naturel que nous commencions nos expériences par l'eau oxigénée antiseptique, qui tient le premier rang dans les nomenclatures des différents auteurs, bien qu'il soit assez coûteux, difficile à se procurer et à conserver. Ces motifs, et ces motifs seulement, empêchèrent le professeur Tarnier (1) de l'employer dans son service.

Après avoir dilué avec de l’eau distillée une certaine quantité de fausses membranes, des séreuses et du sang de la veine sushépathique, nous avons mis dans un tube Pasteur un centimêtre cube de cette dilution filtrée.

Deux centimètres cubes d’eau oxygénée (2), préparée par le procédé indiqué ci-dessous, ont été enfermés dans un autre tube.

Les tubes ainsi chargés furent conjugués à l’aide d'un tube de caoutchouc. Par des mouvements convenables, les deux liquides furent mélangés et entretenus ainsi pendant vingt-quatre heures à la

(1) Tarnier, Leçon d'ouverture, 1884,

(2) L'eau oxygénée était préparée en neutralisant graduellement de l'acide phosphorique sirupeux, dilué par du bioxyde de baryum bien pur. La quantité de chaque réactif avait été réglée de telle sorte qu'à la fin de l'opération on devait obtenir de l'eau oxygénée titrant 12.

OP température du laboratoire qui était alors de + 12°.

Ces vingt-quatre heures écoulées, j'inoculai un lapin dans la cavité péritonéale avec une quantité du mélange égalant dix gouttes de la seringue de Pravaz.

Le sujet amsi imoculé a été très malade, il a eu de la diarrhée et a succombé au bout de neuf jours.

L'autopsie a révélé l'existence de quelques faussesmembranes dans le péritome et d’une péritonite assez intense avec épanchement. Dans le sang et les liquides, on retrouvait en abondance le micrococcus, agent de l'infection.

I n'avait donc pas été détruit, tout au plus était-il lécèrement atténué par un contact de vingt-quatre heures avec l’eau oxygénée.

Deux fois, dans la suite, je renouvelai cette expérience, employant alors de l’eau oxygénée qui dégaveait quinze volumes d’oxygèné en présence du bioxyde de manganèse et en prolongeant le contact pendant trente heures au lieu de vingt-quatre.

Dans ces deux expériences aussi J'eus à enregistrer de nouvelles victimes : les deux lapins inoculés comme le premier dans le péritome succombérent, l’un au bout de cmq jours et l’autre à la fin du sixième Jour.

Les autopsies nous prouvèrent que l’eau oxygénée n'avait pas, sur le microorganisme de la septicémie puerpérale, l'influence qu'on aurait pu lui attribuer, d'après le classement général.

Rappelons aussi, pour affermir la foi de ceux qui pourraient douter, que les cultures faites dans l'oxy-

Fos gene pur se sont toutes, sans exception, montrées d'une grande activité.

L'acide carbonique a donné des résultats analooues. Aussi, les rayons-nous l’un et l'autre de la série des antiseptiques qui peuvent être d’une utilité sérieuse contre le virus puerpéral.

Pour continuer ma série d'expériences sur l’action des différents antiseptiques sur le virus puerpéral, je préparai avec de l’eau distillée les solutions suivantes :

ACTAGL PHÉRIQUE MAN Acide salyedique.......

Acide chromique..... 485 100 Néide: Bôorique. 71,7 1 à Permanganate de potasse, Chlorure de zinc..... PRE ELU

Sulfaté détquinine : 27000 AA 00

NIVPATE ATEN E MEPT OS SUDIMERIMUME ne 0 0) DUC PP TUUO D ALL sou

A ces dix agents antiseptiques j'en ajoutai deux autres, l’alcool absolu et l'essence de térébenthine.

Voie la raison qui m'avait fait essayer l'essence de térébenthine.

Alors que j'avais l'honneur d’être l'interne de M. le professeur Teissier, à la clinique médicale, j'eus l’occasion de la voir employer avee un succès vraiment surprenant sur une jeune fille de 14 ans et demi, récemment accouchée, et envoyée de la Maternité à l'Hôtel-Dieu comme atteinte de mani-

festations puerpérales et d’érysipéle généralisé, tendant à devenir phlegmoneux.

M. Bar, dans sa thèse d’agrégation, dit aussi que l'essence de térébenthine à rendu certains services en obstétrique.

Après avoir stérilisé des tubes homoœæopathiques, j'introduisis dans chacun d'eux un demi-centimèêtre eube des liquides septiques recueillis dans le péritoine et les plèvres de mes sujets morts d'infection puerpérale et dont les lésions étaient typiques.

À cette quantité de virus, j'ajoutai une égale quantité de solution antiseptique.

Le contact entre l'agent septique et la solution capable de l’atténuer dura 24 heures, au bout desquelles j'injeetai dix gouttes de ces mélanges dans le péritoime de lapins vigoureux.

Chaque animal reçut un mélange différent.

Un autre animal recevait le virus naturel à titre de témoin.

Voicile résultat de ces diverses moculations : Le mélange, virus et acide chromique, à tué en 3 Jours.

Le mélange, virus et acide borique, en 4 jours. — virus et chlorure de zinc, en 10 jours.

—- virus etacide salycilique, en 12 jours.

— virus et acide phénique, en 25 jours.

— virus et sublimé 1/5000, en 15 jours.

— virus et alcool, en 8 jours.

Quant aux animaux qui ont reçu les mélanges suivants :

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Virus et sublimé 1/1000.

Virus et nitrate d'argent 1/1000.

Virus et sulfate de quinine 1/100.

Virus et chloral 5/100.

Virus et essence de térébenthine.

Is ont résisté, non sans avoir été, quelques-uns surtout, assez malades. Tous sont morts après avoir été réimoculés avec des cultures actives.

Ces expériences ont été répétées plusieurs fois et ont donné à peu près les mêmes résultats.

Une fois cependant, les mélanges, virus et acide chromique, virus et acide borique, n’ont pas donné la mort.

Le sublimé, le nitrate d'argent, le sulfate de quinme, le chloral, l'essence de térébenthine se présentent donc comme les meilleurs antiseptiques à opposer au virus puerpéral parmi ceux qui ont été essayés dans cette première série d'expériences.

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