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Des moyens de modifier l’activité des cultures et les suites de linoculation. Idées de Fréenkel.
M. Arloing s'est convaincu que l’imsuecès de ses
prédécesseurs tenait simplement au choix du milieu de culture.
C'est dans le bouillon de poule que M. Pasteur avait vu s'épuiser l’activité du virus. Eh bien! que l'on transporte le microorganisme très actif du bouillon de bœuf salé dans le bouillon de poulet, la première génération et quelquefois la deuxième sont encore capables de tuer le lapin dans un laps de temps plus long, mais les cultures suivantes auront perdu à peu près toute activité.
Que l’on reporte alors une goutte de ces cultures inactives dans le bouillon de bœufsalé, on assiste, en une seule génération, à la reviviscence des propriétés morbifiques. On peut maintenant revenir au bouillon de poulet et voir réapparaitre les phénomènes précédemment décrits.
Le bouillon de bœuf non salé est un milieu de culture un peu moins favorable que le bouillon salé; mais la soustraction du sel marin ne suffit pas à lui enlever ses propriétés nutritives.
M. Frænkel a également cultivé le virus puerpéral pendant que nous poursuivions nos recherches à Lyon avec M. Arloine.
M. Frænkel a constaté dans les épanchements pleurétiques, d’origine puerpérale, tantôt de très petites bactéries, tantôt des cocci réunis en chaïinettes de 2 à 10 grains.
Cependant, en cultivant le liquide péritonéal de la femme, immédiatement après la mort, sur la gélatime de Koch, il n’a obtenu que des cocei rassemblés en petits rubans, leur grand diamètre dirigé en travers.
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Seulement, cet auteur ne dit pas jusqu'à quelle génération il a poussé ses cultures. Iles a inoculées au lapin, à la souris blanche et au cobaye ; dans le péritoine, le tissu conjonctif sous-cutané et les vais- Seaux.
L'inoculation sur le lapin a presque toujours été mortelle quand elle a été faite dans le péritome, et surtout dans les plèvres et le poumon; elle n’a causé que des phénomènes généraux quand elle à été pratiquée dans le tissu conjonctif etle sang. Les souris ont succombé aux inoculations sous-cutanées lorsque la quantité de culture inoculée était considérable.
Les cobayes ne réagirent ni à l'injection sous-cutanée, n1 à l'injection péritonéale ; cependant, dit M. Frænkel, 1l ne faudrait pas soutenir que jamais aucune Imoculation ne pourrait réussir sur ces animaux. |
Sur ce point, nous sommes absolument de son avis, et nous avons même montré que le cobaye peut être très sensible à une inoculation de culture active.
L'expérimentateur allemand fait ensuite ressortir la similitude morphologique qui existe entre les cocci de la péritonite puerpérale et ceux que l’on retrouve dans l’érésipèle phlegmoneux. Il ajoute que les phénomènes qu'il a observés à la suite de l’inmoculation des premiers dans l'épaisseur du derme cutané, autorisent à admettre des relations entre ces deux processus. C’est là une idée qui a été émise depuis longtemps, etnous-même,au commencementdece travail, nous disions que pour M. Chauveau le micrococcus septicus puerperalis pouvait se trouver dans certames
affections chirurgicales en dehors de la parturition.
Nous terminerons ce chapitre par des remarques très importantes.
Le micrococcus septicus puerperalis est très sensible à l’action de la chaleur. Les cultures restent stériles dans une étuve chauffée entre 45° et A7; mais si on les transporte dans une étuve chauffée à 35°, la végétation s'établit rapidement.
Il nous est arrivé de ne pas pouvoir faire végéter à 35° une semence qui, par suite d’un accident survenu à l’étuve, avait été portée à 62°.
Si on fait des cultures à + 43°, on peut diminuer l’activité des microorganismes, et la leur restituer en les portant dans un thermostat à + 35°.
Les lapins imoculés avec ces cultures faites à +43", survivent beaucoup plus longtemps que ceux inoculés avec les cultures élevées à 35°, quelques-uns même échappent à la mort, et l'expérience nous a montré, comme à M. Chauveau, que ces animaux jouissent de l'immunité contre de nouvelles inoculations.
Lorsque les sujets meurent d’une inoculation pratiquée avec le virus très actif cultivé dans le vide, ils succombent sans pus, avec tous les signes d’un empoisonnement septique. Quand le même agent a été cultivé à l'air et que le sujet est un lapin adulte, la maladie évolue plus longuement et l'on peut trouver alors les lésions de la péritonite fibrineuse.
S1 enfin le même microbe a été affaibli par la culture dans un milieu peu favorable, la maladie est encore plus longue et le pus apparaît dans les grandes séreuses, le foie et les poumons.
Nous avons vu deces virus affaiblis engendrer, surtout quand ils pénètrent par le tissu cellulaire, de nombreux abcès dans tous les points de l'organisme, à telle enseigne, qu'il était presque impossible de toucher les animaux dans une région quelconque sans percevoir l'existence d’un noyau phlegmoneux.
Dans tous les cas, on rencontre le même microbe, comme en témoignent le microscope et la culture.
On peut donc à volonté engendrer l’une ou l’autre forme de septicémie puerpérale avec le même virus initial, pourvu qu'il ait été élevé et reproduit dans des conditions variées et bien déterminées.
Conséquemment, nous croyons pouvoir affirmer que ces formes différentes reconnaissent un seul agent, qui, suivant son activité, provoque tel ou tel processus morbide.
Mais nous nous hâtons de dire que s’il paraît démontré que ce microorganisme est unique, 1l n’est point prouvé qu'il soit spécial à l’état puerpéral ; seulement, la puerpéralité réalise des conditions favorables à son introduction et à son évolution dans l'organisme humain.
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