‹ Étude expérimentale sur les effets physiologiques des fluorures et des composés métalliques en généralChapitre 15 sur 22 · TROISIÈME CLASSE. — MÉTAUX TRI ATOMIQUES · texte numérisé non relu

TROISIÈME CLASSE. — MÉTAUX TRI ATOMIQUES

Cette classe ne renferme que l'or et le vanadium. N'ayant fait aucune expérience sur les composés de ces deux métaux, je serais bref à leur sujet.

1° Or (Au)

Poids atomique. . 196,5 — Chaleur spécifique. . 0,03244 — Densité. . 19,5

L'or se trouve dans la nature à l'état natif : tantôt il est pur, tantôt il est aîlid à l'argent, au platine, au rhodium, etc. Lorsqu'on veut avoir de l'or pur, il faui décomposer son chlorure par la elialciir du par d'autres agents réducteurs.

Les seuls acides qui attaquent l'or sont l'eau régale et l'acide séîénique. Pourtant on a employé en médecine, non-seulement les préparations d'or solubles, telles que le chlorure simple, le chlorure double d'or et de sodium, mais encore l'acide aurique, et même l'or métallique.

D'après M. Lcgrand, l'ordre d'activité des préparations auriques serait le suivant : or métallique, oxydes, sulfure, chlorures, cyanure. Je me suis demandé souvent comment l'or métallique pouvait agir dans l'économie. C'était une question analogue que Slahl s'était faite au sujet du veau d'or avalé par les Hébreux. Voulant résoudre cette difficulté, Stahl traita l'or par du sulfure de potassium, et obtint une dissolution de ce métal, d'où il conclut que Moïse avait dû dissoudre le veau d'or dans le foie de soufre. Il pourrait donc se faire qu'il se formât dans l'économie un sulfure double d'or et d'un métal alcalin; par exemple, le chlorure, si facilement réduit par les matières organiques, donnerait de l'or à l'état naissant, qui serait ensuite dissous par les sulfures contenus dans l'intestin.

Quoi qu'il en soit, les préparations auriques ont été conseillées dès le xvic siècle par Fallope dans les affections syphilitiques, mais c'est M. Chrestien, professeur à Montpellier, et M. Cullerier qui ont le plus cherché à les mettre en crédit. Je citerai encore à ce sujet les noms de M. Rouault et de M. Debreyne.

L'or, qui possède un poids atomique élevé, est éminemment toxique. Ses préparations solubles, d'après les expériences d'Orfila, agissent à hautes doses sur l'économie à la manière des poisons corrosifs.

Hôfer, ancien professeur agrégé à la Faculté de médecine, a fait un travail sur les sels de platine dont j'aurai à parler bientôt; parmi les conelusionsde ce travail, on trouve que le

ichlorure d'or est vénéneux et plus actif que le chlorure de I platine. J'aurai à revenir sur ce sujet : Je ferai remarquer : seulement que l'or et le platine ont à peu près le même poids ;atomique, l'un étant 196,5 et l'autre 197.

Le chlorure d'or s'administre toujours à des doses trèsfaibles, depuis quelques milligrammes à 1 centigramme.

H° Vanadium (V).

Poids atomique. . 68,5 — Chaleur spécifique. . » — Densité. . »

Le vanadium a été découvert en 1830 par Selfstrom. On Ile trouve principalement dans l'oxyde de fer magnétique du imont Taberg en Suède, et dans certaines mines, à l'état de wanadate de plomb.

Ce métal est blanc, infusible, soluble dans l'acide azotique <ct dans l'eau régale, peu attaquable par les acides fluorhyfdrique, chlorhydrique et azotique.

Les combinaisons les mieux étudiées du vanadium sont : les oxydes, les chlorures, les sulfures de ce métal, et les vanaflates. Le protoxyde VO ne forme aucun sel, lorsqu'on le itraitc par les oxacides, mais le bioxyde VO2 donne avec ces imêmes acides des sels qui, à l'état anhydre, sont bruns et pplus rarement verts. Leurs solutions sont d'un bleu d'azur, Jeur saveur rappelle celle des solutions ferriques.

On ne possède aucune notion sur les propriétés physioloiques des sels de ce métal.

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