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fluorure alcalin, un sel de plomb soluble, tel que l'azotate ou l'acétate.
36° et 37° Expériences. — Je n'ai fait que répéter celles que j'avais instituées avec le fluorure de zinc. Les résultats ont été identiques avec les précédents.
3° Fluorure d'argent (AgFI).
Le fluorure d'argent est très-soluble ; il cristallise en prismes volumineux qui retiennent quatre molécules d'eau, mais il devient anhydre par la simple dessiccation dans le vide, et se présente alors sous la forme d'une poudre jaune, déliquescente. Le sel anhydre est indécomposable par la chaleur; le sel hydraté. se décompose, sous l'influence de cet agent, en donnant de l'acide fluorhydrique, de l'oxygène et un résidu d'argent pur.
La solubilité du fluorure d'argent dans l'eau est le caractère principal qui sert à distinguer ce sel du chlorure.
38e Expérience. — Le 13 avril, deux incisions cutanées sont Alites chez un chat: l'une a une étendue d'un centimètre et demi, et ne reçoit rien; l'autre n'a qu'une étendue d'un centimètre, et reçoit une goutte d'une solution de fluorure d'argent.
La première plaie se cicatrise comme les plaies ordinaires, avec formation d'une eschare sèche, qui tombe au bout de dix jours. Il n'en est pas ainsi de la deuxième.
Le fluorure d'argent, appliqué sur la plaie récente, la noircit comme de l'encre de Chine. Cette coloration a disparu le lendemain, et du pus se forme dans l'ulcération qui est en-
tourée d'un cercle induré. Le 15, une esehare molle, noire» en recouvre le centre; une rainure circulaire, remplie d'un pus verdâtre, la sépare de l'induration périphérique. Ce pus renferme une grande quantité de leucocytes. Une nouvelle ; goutte de fluorure d'argent est versée autour de l'eschare; lia plaie blanchit un peu au lieu de noircir comme la première Ifois. Le lendemain 16, je la trouve agrandie, et humectée d'un I liquide séro-purulent. Je recueille une petite quantité de ce I liquide sur une lame de verre, et je l'examine au microscope; j'y trouve des leucocytes en grand nombre, et quelques rares tilires élastiques et musculaires. Le 17, une esehare molle et moire recouvre, comme la première, le centre de l'ulcérallion; elle tient à peine aux bords, et tombe au bout de deux jjours. Une troisième lui succède pour tomber de même, et llaisser le centre un peu trop humide. Ces eschares n'étaient formées que par la dessiccation du pus à l'air. Enfin la plaie iinit par se dessécher, après s être étendue en envahissant la ortie indurée qui l'entourait. La dernière esehare ne tombe Hu au moment où j'écris ces lignes, le II mai. Il y a deux cours, je faisais encore sourdre du pus en la pressant avec ee doigt.
COMPARAISON DES FLUORURES, DES CHLOKUKES, DES RROMURES