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Tout aussi remarquables sont les ponctuations sensibles des vrilles transmettant à la plante les sensations de contact et que nous avons déjà eu occasion de décrire.
Parmi les modifications chimiques subies par la membrane une des plus intéressantes au point de vue biologique est assurément l'accumulation dans sa substance de matières de réserve qui seront
un aliment de réserve. C'est ce qu'on observe dans l’albumen de nombreuses graines (Phœænix, Phytelephas, etc.) dont les membranes seront digérées et dissoutes par l'embryon, lors de la germination.
La signification physiologique des autres transformations chimiques de la membrane : lignification,subérification, cutinisation, est loin d’apparaître d’une façon aussi nette ; aussi est-elle encore bien controversée.
Les anciennes théories, et celle de Sacs en particulier, voulaient que la ligmification ait pour but de consolider les tissus, de les rendre plus résistants et de permettre en même temps aux parois des vaisseaux l'absorption d'une grande quantité d'eau. Elle contribuerait donc, en même temps, au soutien de la plante et au transport des liquides.
Les résultats auxquels arrivent SCHELLENBERG (4), ZETSCRE (5), KaMERLING (6) et SoxnraG (7), dans des recherches récentes, sont tout différents. On ne peut pas nier que la lignification, chez les vaisseaux par exemple, n'apparaisse comme le moyen employé par la plante pour empêcher la déformation d'éléments arrivés au terme de leur croissance. Mais lorsqu'il s’agit des tissus de soutien, on ne constate aucun rapport entre la lignification et la résistance qu'ils offrent.
Les éléments de soutien du liber sont tout aussi résistants que ceux du bois, et bien souvent ils ne sont pas lignifiés. L'incrustation par la lignine paraît donc avoir un autre rôle et il semble qu'elle serve surtout à diminuer la capacité qu'a la membrane de se gonfler au contact de l'eau. L'avantage qui en résulte pour la plante, c'est que la membrane,absorbant moins d’eau,est moins sensible à la dessiccation, et les branches des arbres, par exemple, risquent moins de se rompre après de longues périodes de sécheresse (SOnNTAG).
utilisées par la suite. La paroi cellulaire devient donc, dans ce cas, .
“entier, si le revêtement subéreux d'une tige manifeste une imper-
En résumé, la lignification donne de la rigidité aux membranes et leur permet de conserver leur forme dans les éléments à grand diamètre ; elle modère et équilibre ensuite l'absorption de l’eau. L'idée qu'on se faisait aussi sur la signification de la subérine et. de la culine a dù ètre modifiée depuis les recherches auxquelles nous avons déjà fait allusion. Très perméables à l'air etaux gaz,les membranes subérifiées et culinisées sont moins perméables à l'eau, mais sont loin d'avoir la perméabilité qu'on se plaisait à leur attribuer. KAMERLING (/. c.) a constaté qu'une membrane de liège prise à part, est fort bien perméable à l'eau : néanmoins, si le tissu tout
méabilité qui est réelle et qu'on ne saurait contester, s'il préserve un organe contre l'évaporation, cela tient à un phénomène plus complexe qu'on ne le croit généralement. C'est que la membrane, très perméable à l'air, le laisse pénétrer dans les cellules subéreuses, el ce sont les bulles d'air ainsi emmagasinées qui S'opposent en définitive à la sortie de l’eau. Des Lissus sous-jacents, l'eau passe bien dans les assises les plus internes du liège, mais dans les assises successives, l'air lui offre une résistance telle, qu'elle ne peut franchir la zone subéreuse et arriver à l'extérieur. pe
La cuticule montre, elle aussi, une certaine perméabilité pour l'eau, et l'on sait que ce liquide passe à travers l'épiderme de plan- , ; tes aquatiques et même terrestres. Toutefois, et d'une manière générale, il n’y a qu'une minime quantité d'eau vaporisée qui puisse sortir d'un épiderme cuticularisé, surtout lorsque la cuticule est fortement imprégnée de substances cireuses.
La perméabilité des surfaces cuticularisées pour les gaz est beaucoup plus considérable chez les plantes aquatiques que chez les plantes terrestres. Maxin (8) et DEvaux (9) ont reconnu, dansune série d'expériences, que si, chez les premières, l'osmose à travers la cuticule suffit à assurer les échanges gazeux respiratoires, iln'en : est pas de même chez les plantes lerrestres où le concours des sto- ; males est indispensable pour permettre l'entrée et la sortie des gaz.
Après avoir indiqué les fonclions de la membrane sous ses divers élats, nous dirons quelques mots du rôle qui doit être attribué à certains de ses produits de destruction : les gommes et les mucilages.
Au sujet de la gomme, nous avons déjà fait remarquer que sa
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production est souvent physiologique et n'a pas du tout un caractère pathogène. Très souvent, elle sert à l’'occlusion des vaisseaux hors d'usage ou situés dans une région blessée.
En ce qui concerne les mucilages, il y a lieu de remarquer tout d'abord que lefait même de la gélification a souvent son utilité dans l’économie du végétal. C’est, par exemple, par gélificalion que la
naissance à des vaisseaux ouverts. C’est encore par gélification, mais seulement de la lamelle moyenne, que, lors de la chute des feuilles, s'opère la scission entre les deux parties du pétiole qui vont se séparer (Tisox, 40, 189).
Le rôle principal, attribué aux mucilages, est d'assurer l’accumulation de l’eau dansles organes, quand ils se forment à la surface des graines (graine de lin, de moutarde); ils servent, comme l'ont montré les expériences de Tscnircn (44, 206), à les fixer dans la terre et à attirer l’eau nécessaire à la germination, D'après le même auteur, les mucilages de certaines racines (Al{hœæa) ou tubercules (Orchis), seraient des substances de réserve. |
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(AUS des Dons
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