La membrane ne se forme jamais si cette communication est interrompue.
Si de même, dans une cellule, on sépare en deux parties le protoplasme, en rompant toute liaison entre les fragments isolés, il peut néanmoins se former une membrane sur la portion sans noyau ; mais on s'aperçoit qu'elle est reliée à la cellule voisine par des filaments protoplasmiques (fig. 17, 1).
Fig. 17. — Rhizoïide de Marchantia polymorpha (Towx- SEND).
Fig. 18. — Extrémité libre d'un tube pollinique d'Hyacinthus orientalis (TOWNSEND).
ne On obtient des résultats analogues par une expérience un peu
différente. En plasmolysant certains organes, des prothalles de Fougère, des poils de tiges ou de feuilles, on en fait souvent sortir, après déchirure des membranes, des masses de protoplasme qui s'arrondissent bientôt et deviennent sphériques. Les unes ont entrainé un noyau avec elles, les autres en sont complètement dépourvues. Or, les premières vivent durant des semaines et forment une nouvelle membrane facile à distinguer ; les autres,au contraire, n'en forment généralement pas etl'observationattentive montre qu'elles n'ont alors de liaison avec aucun des noyaux voisins, les noyaux sortis des cellules, comme ceux qui y sontrestés.On peut, même rompre ces liaisons, si elles étaient par-
fois constatées, et invariablement aucune membrane ne se forme.
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