‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 27 sur 117 · APS · texte numérisé non relu

APS

Enfin l'influence du noyau est telle, même à distance, que des sphères de protoplasme, sans noyau et déjà enveloppées d'une membrane, peuvent, à condilion d'être en communication avec une sphère nucléée voisine, donner une deuxième enveloppe dans la première (fig. 18).

Ainsi donc, l'intervention du noyau est évidente même à distance; mais l'utilité des communications protoplasmiques ne l'est pas moins et les résullats contradictoires de PazLa trouvent dès lors leur explication toute naturelle.

Mais, si les liaisons protoplasmiques sont nécessaires pour transporter à une cerlaine distance l'influence du noyau, elles sont indispensables, même pour deux masses de protoplasme en contact, comme on peut s’en rendre compte par l'expérience suivante.

Si après avoir isolé complètement, c'est-à-dire sans laisser entre elles aucun fil de communication ; si après avoir

isolé des portions de protoplasme on SR Rs nu leur laisse absorber de l’eau distillée, de Cucurbila Pepo (Towx-

SEND). ces masses se dilatent et se touchent sans

se fusionner. Dans ces conditions, seule la portion munie d'un noyau forme une membrane, la séparant du restant de la cellule (fig. 19, 7). C'est bien cette partielà seulement qui donne la membrane, quoique cette membrane paraisse appartenir, dans la figure, aussi bien à la masse protoplas mique inférieure qu'à la masse moyenne. Il suffit, en effet, que les trois parlies ne Soient plus en contact, et on y arrive facilement par une nouvelle plasmolyse, pour bien se rendre compte qu'aucune des masses sans noyau ne donne de membrane (77).

Les recherches de Towxsexp montrent encore ce fait important, que la membrane peut prendre naissance, quelle que soitla nature du noyau qui préside à sa formation. Dans le tube pollinique, le noyau générateur, comme le noyau végélatif, peuvent déterminer son apparition (fig. 20).

Au cours de ses observations, sur les communications protoplas-

Dr

miques, STRASBURGER (44, 541), tout en sanctionnant les résultats de Townsenp, fait faire un pas de plus à la question et montre que la formation de la membrane dépend surtout des substances contenues dans le noyau,et en particulier du liquide nucléolaire. Ce serait donc en définitive le nucléole qui intervient dans le phénomène et dont l’action peut se faire, à distance, parle concours des liaisons protoplasmiques.

L'influence du noyau étant un fait bien posé maintenant, ainsi que les conditions dans lesquelles elle s'exerce, il reste à se demander de quelle façon cette influence intervient et quelle est sa nature.

Est ce une forme de l'énergie qui se transporte ainsi, en suivant les filaments protoplasmiques ou bien y a-t-il apport de substances aux endroits où vase former la membrane ? Il est certain qu'on ne saurait préciser pour le moment. Pour PrErrFER(12,97),les peptones, les matières Fig. 20.— Tubes polliniques

azotées et leurs enzymes, les liquides en germination. — En I, noyau reproducteur seul ;

Rd ue en II, noyau végétatif grande facilité d'une cellule à l’autre par seul (TownsEND).

la voiedes liaisons protoplasmiques; peutêtre alors, serait-ce par le concours des filaments protoplasmiques que les substances nécessaires pour l'édification de la membrane,

nourriciers peuvent passer avec une

formées dans le voisinage du noyau et par son intervention, pourraient être ensuile transportées à l'endroit où elles doivent être employées.

Page 1