‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 28 sur 117 · B. — LE NOYAU ET L'ACCROISSEMENT DE LA MEMBRANE · texte numérisé non relu

B. — LE NOYAU ET L'ACCROISSEMENT DE LA MEMBRANE

Au cours du développement de la membrane, si l'accroissement prend une importance plus grande en un point qu'à un autre ; si elle s’'épaissit ou augmente sa surface dans une région déterminée, on voit le noyau se porter de ce côté et y demeurer, tant que continue le développement.

Parfois même, des cordons protoplasmiques réunissent le noyau à l'endroit qui est le siège de cette croissance active HABERLANDT (8

a, le premier, atliré l'attention sur ces faits intéressants et montré

qu'au contraire, lorsque ce développement suit son cours normal,

les noyaux passent fréquemment sur les diverses faces de la cellule.

Dans Aloe verrucosa, chaque cellule épidermique se prolonge en une papille courte et rigide, dont la formation montre très bien les phénomènes dont il s'agit. Chez les jeunes cellules il se produit, tout d'abord, un épaississement en forme de coussinet, sur la paroi externe (fig. 21). Le noyau s'accole contre ce coussinet et reste dans cette position jusqu'à la fin de l'épaississement, après quoi, on le voit se retirer le plus souvent. Dans les téguments de certains fruits ou graines, les cellules épidermiques ont fréquemment aussi leur paroi interne épaissie. Dans un Carex, par exemple, ou dans un

Scopolina, on verra toujours les

noyaux, dans le voisinage de ces

parois, tant qu’elles seront en cours

de développement (fig. 21, Il).

Fig. 21. — Positions du noyau : Ce qui se produit pour l’accroisse- I. Dans le développement des ent en épaisseur, s'observe de même papilles de la cloison des ; à cellules épidermiques d'Al dans la croissance en surface locali-

verrucosa. I. Pendant l'épais- sée, en un point quelconque de Ja sissement de la membrane

épidermique des graines de : : ; Scopolina atropoi es (Harer- la Surface de la racine de Pisum satt-

LANDT). vum, la hernie qui donnera naissance à un poil absorbant, c'est tout près du

noyau que la membrane commence à proéminer vers l'extérieur ; puis,le noyau s'engage dans le poil, dont il ne quitte plus l'extrémité, tant que celle-ci continue à proliférer (fig. 22). Au sujet de ces dernières observations d'HaBerLanpT, Poirauzr (6,117) fait cependant quelques réserves. La relation entre le noyau et les poils des racines ne serait pas toujours aussi nette. Ainsi, dans l'Equiselum hiemule, le poil a déjà atteint une longueur assez nolable que le noyau est encore à la partie basale, et aux divers degrés de son développement, le noyau reste toujours assez

membrane. Ainsi, lorsque se forme, à

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