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= acquis une cerlaine épaisseur, elle se différencie par les progrès de l'accroissement en (rois couches nouvelles. Si c'est une couche dense, il se forme en son milieu de la substance molle, qui la divise en deux lamelles séparées par une couche de moindre densité. Si c'est une couche molle qui s'épaissit beaucoup, sa lamelle médiane se condense et il naît ainsi une couche plus dense, entre deux lamelles de densité moindre.
L'alternance des couches est due, par conséquent, à une différence dans la quantité d'eau qu'elles renferment.
Enfin, l'étude très détaillée des phénomènes que la lumière polarisée provoque, dans les membranes cellulaires, a conduit NaëGeLt et SCHWENDENER (26) à des vues plus profondes encore sur leur constitution. Ils en ont conclu, en effet, que les micelles possèdent une structure cristalline. Ils sont biréfringents, ont deux axes optiques el seraient orientés, suivant les trois directions de l’espace, de telle façon que l’un des axes de densité de l’éther y soit dirigé radialement, et que les deux autres axes soient placés tangentiellement.
Soutenue par des botanistes comme Sacus, D£ VRIES et MILLARDET, cette théorie ne lardait pas en revanche à être attaquée par d'autres savants et, en particulier par Scamirz et STRASBURGER, qui lui opposaient des faits nombreux favorables à l'apposition.
THÉORIE DE WIESNER
Les travaux de WirEesner (27) viennent cependant en 1886 lui donner une confirmation nouvelle, tout en permettant d'interpréter certains faits que la théorie précédente laissait inexpliqués.
Reprenant d'anciennes recherches de KRasser, WIESNER montre que la membrane cellulaire renferme constamment du protoplasma et admet qu'elle conlient, tout aussi bien que le cytoplasme de la cellule, que le noyau ou les chloroleucites, des particules vivantes qu'il réunit sous la désignation générale de plasomes. Ces plasomes se transforment en particules de nature cellulosique qu'on appelle dermatosomes, el qui sont vivantes elles aussi.
Les dermatosomes sont les homologues des micelles de NAEGEu, avec celle différence qu'étant des éléments vivants, ils se reproduisent comme toute substance vivante, c'est-à-dire par bipartition, et
ont aussi la propriété d'absorber et de transformer les matières minérales ou organiques qui leur sont offertes. Ils sont absolument dépourvus de substances albuminoïdes, mais sont reliés les uns aux autres par de minces filaments protoplasmiques, toujours présents dans la membrane, au moins pendant son accroissement. Ces filaments constituent le dermaloplasme de la membrane et, à leur tour, sont en communication avec le protoplasme cellulaire qui, dès lors, peut nourrir les dermatosomes et leur permettre de se multiplier.
Ilest bon de noter que l'existence de ces éléments vient à l'appui d'une partie au moins de la théorie de NarGeut, WIESNER, en effet, les suppose rangés suivant lestrois directions de l'espace, et on sait que NaEGeLr admet la mème disposition pour ses micelles.
Les vues de Wäeser sont loin d'avoir eu l'approbation de tous les savants, et CoRRENS (28), qui a vérifié ses résultats, en fait une crilique rigoureuse.
Selon lui, on ne trouve dans aucun cas de la matière albuminoïde dans la membrane (à part les plasmodesmes bien entendu). Les réactions que Wiesner attribue à des albuminoïdes, sont dues à de la tyrosine, dans le plus grand nombre des cas. CoRRENs reconnaît cependant que les dermatosomes sont probablement des éléments figurés, sans qu'il soit possible toutefois de mettre en évidence leur arrangement, suivant les trois directions de l'espace. Tout ce qu'on peut dire de certain à ce sujet, c'est qu'on les voit disposés en une seule direction et former des fibrilles.
TRAVAUX DE STRASBURGER
Les recherches récentes de SrrasBurGER (4) l'ont amené à penser que l'apposition comme l'intussusception pouvaient prendre part à l'accroissement de la membrane, sans s'exclure l’une l’autre, en aucune façon. C'est en étudiant le développement des grains de pollen qu'il a été amené à fixer les limites dans lesquelles chacun de ces processus contribue à la formalion de leur paroi.
Les grains de pollen des Xnautia, qui sont assez volumineux, se prètaient d'autant plus à de pareilles observations qu'ils possèdent, dans l’exine, une couche délicate et mince munie de « bâtonnets » disposés perpendiculairement à la surface et séparant cette partie
de la membrane en deux régions, l'une externe, l'autre interne, et toutes les deux plus épaisses que la « couche à bâtonnets » ellemême.
C’est celte couche à bâtonnets qui devait permettre l'orientation des recherches, sur le mode de croissance de la membrane.
L'exine du grain de pollen mûr de Xnautia magnifica Boiss., l'une des espèces les mieux étudiées par STRASBURGER, est pourvue d'un grandnombre de petits aiguillons et d’un nombre moins considérable d’épines plus longues (fig. 40). A la moitié de son épaisseur, elle montre la couche à bâtonnets dont il vient d’être question. Trois pores de sortie circulaires se trouvent sur chaque grain. L’exine s'y Pie 60: — Meubianr in montre développée en un bourrelet non
grain de pollen mür Cutinisé, consistant en un disque circulaire
de Knaulia mugnifica surmonté par des processus claviformes avec l’intine et l'exine £ 41)
complètement dévelop- (ig. 2x 2 DE ;
pées (STRASBURGER). Sous l'exine s'étend l'intine, très délicate,
qui, vers les pores de sortie, s'épaissit quel-
que peu el se voûte en avant. Elle est surmontée en ces points par le bourrelet que forme l'exine. L'espace compris entre les bâtonnets est vide et absorbe très facilement les colorants.
Comme le rasoir en éloigne parfois la couche interne, les bâtonnets apparaissent comme de fines denticulations, vers l'intérieur. STRASBURGER donne à celle couche à bâtonnets le nom de lamelle de jonction (anschlusselamelle). C’est en en suivant le développement qu'on pourra
Fig. 41. — Un des pores du grain de
saisir le mode suivant lequel, pollen de Knaulia magnifira fortedans cette région, se fait l’ac- ment grossi (STRASBURGER.
croissement de la membrane.
Dès le début de sa formation, la jeune membrane du grain de pollen qui, pour l'instant, représente dans son entier la future exine, augmente un peu en épaisseur, et se montre comme une pellicule complètement homogène (fig. 42, 1). La stratification apparait
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