RÉACTION DES MEMBRANES LIGNIFIÉES
Les réactions que l'on a indiquées, pour caractériser les lissus ligneux, sont excessivement nombreuses. Nous ne mentionnerons que les principales.
| Le bois se colore d'une façon intense avec ure solution aqueuse
3 ou alcoolique de beaucoup de phénols, en présence de l'acide chlor- $ hydrique concentré. Ces réactions sont les suivantes : & .
+ Phenot: cet Coloration obtenue vert bleu (RuNGE) (86), TiEMANN-HAARMANN (46). 3 Phloroglucine. — rouge violet (WW1EsNER) (37). FA Résorcine . . . — violet (NVIESNER).
. Opcineza te : —— rouge violet (LirpmMANN) (39). à Pyrocaléchine. — bleu verdâtre (NVIESxER, IuL) (80). + Naphliol.... — verdâtre (TaL).
JS Thymol "0e — vert.
; ITS Re — rouge cerise (BAEYER, N1GGL) (40). 4 : BOUIOL NN rouge cerise (MATrIROLO) (44). Ù Carbazol . .. — rouge cerise (MATTIROLO).
RURALE AE Er — rouge.
L'addition de chlorate de potassium renforce souvent le ton. Tommasi (42), Mouiscu (27).
Une deuxième série de réactions de la lignine est oblenue avec un grand nombre d'amines aromaliques, en solution neutre ou acidulée, etdonne à lamembrane une teinte jaune. Parmi ces réactions il y en a de très anciennement connues. Ce sont surtout les sels d'aniline,et notamment le sulfate d'aniline [RuNGE (L. c.), ScHAPRIN-
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FAURTT.)
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— 1eme
cer (43), Wiesner (88), V. Hoaxec (19)), la paratoluidine [SINGER (24)],la tylidine, la métaphénylendiamine [Moriscu (28)]. Le sulfate de thalline, indiqué par Heccer (31), donne aussi une coloration jaune.
A ces réactifs, il faut en ajouter quelques-uns couramment employés dans les laboratoires et qui colorent non seulement les membranes lignifiées, mais encore les tissus subérifiés et cutinisés, comme le vert d'iode, combiné généralement avec le carmin aluné de Grenacher, la fuchsine ammoniacale. Enfin, on se sert quelquefois de réactifs minéraux,et parmi eux je cite le réactif de Maure (44), introduit depuis très peu de temps en micrographie. Cette réaction consiste à traiter les coupes par le permanganate de potassium et par l'acide chlorhydrique et à les soumettre ensuite à l'action de l'ammoniaque. Les parois lignifiées seulement prennent alors une teinte rouge,comparable à celle de la fuchsine,ou mieux encore à celle de la phloroglucine.
Tous ces réactifs, très souvent indifféremment employés pour rendre les coupes plus lisibles, sont loin d'agir de la même manière sur les tissus lignifiés, ainsi que l’a récemment montré GENEAU DE LAMARLIÈRE (34).
A ce point de vue, on peut les diviser en trois groupes que nous éludierons successivement. Nous prendrons comme types du premier groupe (groupe A) la phloroglucine et le sulfate d'aniline ; comme types du second (groupe B), le vert d'iode et la fuchsine ammoniacale. Nous y ajouterons liode en solution (teinture d'iode), qui est aussi un réactif du bois, bien qu'on l'emploie moins fréquemment que les deux autres, dans un troisième groupe enfin (groupe C), nous étudierons le réactif de MauLe.
Groupe A
Lorsqu'on traite un tissu ligneux par l'action combinée de la phloroglucine et de l'acide chlorhydrique, il se fait, comme on l'a dit, une belle coloration rouge cerise.
Il est bon de remarquer tout d’abord que, dans bien des cas, 1l n'est pas nécessaire d'ajouter de la phloroglucine pour obtenir cette réaction, et l’acide chlorhydrique employé seul suffit. Ce fait, qui paraît surprenant au premier abord, s'explique aisément lorsqu'on tient compte qu'il y a très souvent de la phloroglucine, dans les
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